FMMC : L’électrification des flottes : mode d’emploi

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Toujours dans le strict respect des règles sanitaires et donc à distance, le Fleet & Mobility Managers Club a voulu accompagner l’accélération du verdissement des flottes en faisant un point d’étape sur les offres d’infrastructures de recharge, les cartes d’accès et la brique névralgique du paiement. Maxime Dupas (Total) et Benoît Duval (SAP Labs France) ont jalonné les réflexions.

(image d'illustration © Capture d'écran A&E)
(image d'illustration © Capture d'écran A&E)

Pour évoquer l’électrification des flottes, mieux vaut s’appuyer sur des retours d’expérience robustes et SAP Labs France est assurément une référence sur ce point, avec une stratégie très volontaire, mais qui n’est pas pour autant déconnectée de la réalité et de ses impératifs économiques. Comme l’explique Benoît Duval, gestionnaire du parc de SAP Labs France, le groupe a initié cette stratégie en 2015, en débutant avec 6 Renault Zoé 21 kW, 3 bornes de recharge et 6 prises. Dès le départ, le groupe a su stimuler la demande avec des avantages économiques (coûts mensuels très réduits et mise à disposition de véhicules en pool pour les besoins de longue distance). « Très rapidement, nous avons constaté que les réfractaires aux voitures électriques assouplissaient leurs positions , sous l’effet du bouche à oreille positif dans nos différents sites », souligne Benoît Duval, tout en ajoutant : « Un phénomène naturellement amplifié par l’amélioration des modèles, car aujourd’hui, les voitures dépassent 60 kW et font valoir une autonomie réelle de 300 km ».

SAP Labs France a sorti le diesel de son parc en 2017 et la conversion vers le 100 % électrique est quasiment achevée, car il ne reste plus que 10 véhicules essence sur une flotte de près de 270 unités. L’offre de véhicules électriques est désormais variée (Kia, Hyundai, Renault, Nissan, Peugeot, Jaguar, Ford, etc), même si le groupe se caractérise par une très forte pénétration de Tesla (Model 3, S et X) dans sa flotte.

Dans ce panorama très dégagé, validé à l’aune du TCO, Benoît Duval reconnaît que si le prix des bornes a tendance à baisser, il reste encore de réels progrès à accomplir pour les cartes d’accès et de paiement : « Nous faisons encore des essais, car nous n’avons pas trouvé une solution pleinement satisfaisante ».

Total au plus près des besoins des entreprises

C’est notamment sur ce point que Total se veut convaincant avec des prestations de conseil, des solutions globales et d’une grande simplicité d’utilisation. Le groupe, qui s’est symboliquement rebaptisé Total Energies, déploie une offre qui couvre tous les usages de la recharge : EV Charge Business, sur les lieux de travail, EV Charge Employee, au domicile des collaborateurs, EV Charge Home Office, pour les professionnels qui exercent chez eux, et EV Charge Public, en accès public comme son nom l’indique. Sachant que la recharge s’opère à 40 % au travail et à 40 % au domicile, on sait où se cristallise prioritairement la demande des gestionnaires de parc.

« L’implantation d’une borne au domicile d’un salarié pose un certain nombre de questions, pas nécessairement de problèmes, et il nous appartient d’y répondre », met en avant Maxime Dupas, responsable du développement commercial à la direction Mobilité et Nouvelles énergies de Total Marketing France, avant de poursuivre : « D’où l’existence d’une offre locative que nous pouvons faire coïncider avec le leasing du véhicule, la carte Total venant assurer le volet de la facturation en toute transparence pour toutes les parties ». Une carte qui se veut un « guichet unique », mais qui ne se limite pas à la recharge électrique, la transition énergétique pouvant faire appel à une mosaïque de solutions selon les entreprises.

Article initialement publié dans le n°266 de L’Automobile & L’Entreprise

Mots clefs associés à cet article : Total, Véhicule électrique, Club, Bornes de recharge, Fleet & Mobility Managers Club, électricité, TotalEnergies

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