Europcar poursuit son opération de sauvetage

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Europcar vient d’annoncer l’ouverture par le Tribunal de commerce de Paris d’une procédure de sauvegarde accélérée, dans le cadre de sa restructuration financière pour mettre en œuvre l’accord annoncé fin novembre 2020 avec ses créanciers.

DR / Europcar Iberia
DR / Europcar Iberia

Europcar Mobility Group annonce l’ouverture d’une procédure de sauvegarde financière accélérée. Le tribunal a désigné Hélène Bourbouloux, précédemment conciliateur, comme administrateur judiciaire du groupe de location de voitures, durement frappé par la crise sanitaire et le violent ralentissement des marchés des voyages, notamment les voyages d’affaires. Le groupe franchit ainsi une nouvelle étape dans la mise en œuvre de sa restructuration financière, tout en précisant que cette procédure n’aura pas d’impact sur ses activités opérationnelles.

Ouvrir aussi le parapluie aux Etats-Unis

« Au plus tard à la mi-janvier 2021, le Tribunal de commerce de Paris devrait soit arrêter le plan de sauvegarde financière accélérée reflétant les termes de l’accord de principe (communiqué le 26 novembre) soit décider de proroger la procédure de sauvegarde financière accélérée pour une période supplémentaire d’un mois au plus », indique un porte-parole du groupe, toute en évoquant les perspectives du loueur sur le marché américain : « Europcar déposera également prochainement une requête au titre du Chapter 15 du US Bankruptcy Code auprès de la juridiction compétente, en vue de voir la procédure de sauvegarde financière accélérée reconnue aux Etats-Unis, comme une procédure étrangère à titre principal ».
Enfin, il est précisé qu’Europcar a obtenu le 11 décembre dernier « la renonciation (waiver) nécessaire de la part des créanciers au titre du RCF (une facilité de crédit multidevises portant sur 670 millions d’euros) à tout droit dont ils disposent en vertu de tout cas de défaut relatif à l’ouverture d’une procédure de sauvegarde financière accélérée ».

Le boulet de la dette est antérieur à la crise du Covid-19

Rappelons que la situation financière d’Europcar s’est nettement détériorée sous l’effet de la crise sanitaire et de ses conséquences sur les activités (l’activité était liée à hauteur de 40 % aux locations dans les aéroports et le groupe est très exposé au marché européen, où les confinements sont nombreux et multiples). En outre, depuis plusieurs années, avant la crise sanitaire, Europcar présente une dette élevée, sachant que la dette du financement des véhicules a été placée en hors bilan, ce qui a réduit ses marges de manœuvre. Enfin, les perspectives de reprise de l’activité pour les grands loueurs de courte durée restent très incertaines, notamment à cause de flux qui s’annoncent encore faibles dans les aéroports et les gares et sachant que les « petits » loueurs de courte durée (Ada par exemple) ont su capter le business local de proximité.

Mots clefs associés à cet article : Europcar, LCD, Aéroport, Gare, Coronavirus Covid-19

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