Europcar pourrait retrouver le giron du groupe Volkswagen

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Le groupe Volkswagen étudie le dossier d’une prise de contrôle d’Europcar Mobility Group, qui vient d’être refinancé avec l’appui des États français et espagnol, indique une source au fait des discussions.

Le groupe Volkswagen étudie le dossier d’une prise de contrôle du loueur Europcar Mobility Group, encore fragile. (© DR)
Le groupe Volkswagen étudie le dossier d’une prise de contrôle du loueur Europcar Mobility Group, encore fragile. (© DR)

Entre Volkswagen et Eurazeo, l’actionnaire principal d’Europcar, « il y a des discussions sur un deal » déclare une source proche du dossier, tout en précisant qu’il n’y a « pas d’offre pour l’instant ».

Eurazeo avait annoncé le 14 novembre 2019 étudier la cession de tout ou partie de ses 29,9 % dans ce groupe, acquis en 2006 justement auprès de Volkswagen. À l’époque, le rachat avait représenté 3,32 milliards d’euros, dont 2,06 milliards de reprise de dette. La capitalisation boursière d’Europcar évolue actuellement autour de 400 millions d’euros, mais le titre peine à se maintenir au-dessus des 2 euros, malgré un rebond à 2,50 euros depuis la piste Volkswagen…

« Il y avait un projet de vente par Eurazeo de sa participation qui avait été mis en sommeil durant la crise qu’on vient de traverser et qui a été réveillé » renchérit cette source, sous couvert d’anonymat. Europcar Mobility Group a été frappé, comme l’ensemble du secteur de la location courte durée, par la crise économique et par l’effondrement du tourisme dus à la pandémie de Covid-19. Le loueur a ainsi publié une perte nette de 105 millions d’euros au premier trimestre 2020, en aggravation de 55 % sur un an. La perte opérationnelle a presque doublé, à 89 millions d’euros. Et c’était avant le deuxième trimestre, qui sera calamiteux.

Les analystes sont partagés. « Même si la valorisation d’Europcar est faible actuellement, une telle acquisition constituerait un revirement pour Volkswagen, qui avait jugé cette activité non stratégique il y a quatorze ans et qui pourrait avoir d’autres chantiers prioritaires actuellement » estime Delphine Chauvin, analyste pour Oddo BHF. De son côté, Frédéric Rozier, gestionnaire de portefeuille chez Mirabaud France, verrait l’opération d’un meilleur œil, commentant : « L’hypothèse d’un rachat n’est pas illogique car un tiers de la flotte d’Europcar est issue du groupe Volkswagen, et la location de véhicules est un enjeu dans la mobilité de demain. »

Mots clefs associés à cet article : Volkswagen, Europcar, LCD, Économie, Nouvelles mobilités

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