Europcar envisage une nouvelle phase de restructuration

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Alors que le titre d’Europcar Mobility Group est passé sous le seuil symbolique de 1 euro, le loueur cherche à restructurer sa dette et à parvenir à « une structure capitalistique soutenable ».

© Europcar
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Malgré l’obtention d’un PGE (prêt garanti par l’État) de 220 millions d’euros en France et d’un soutien de l’État espagnol et de plusieurs banques, Europcar reste en grande difficulté financière. Une situation alarmante alors que, sous l’effet de la crise sanitaire, le secteur des voyages d’affaires et de loisirs risque de tourner encore longtemps au ralenti. Une crise qui frappe les activités sur tous les marchés et qui, en l’état, fait que « le calendrier d’une vraie reprise demeure extrêmement incertain ».

« C’est dans ce contexte que le groupe annonce son intention d’engager des discussions avec les créanciers de sa dette corporate en vue de procéder à une restructuration financière. L’objectif du groupe est de parvenir à une structure capitalistique soutenable, adaptée à son niveau de chiffre d’affaires, avec un endettement corporate réduit et un niveau de liquidités approprié. Les marchés financiers seront informés en temps utile de l’issue de ces discussions, dont la durée n’est actuellement pas déterminée », a précisé par voie de communiqué un porte-parole du loueur le 7 septembre 2020.

La piste d’une reprise par Volkswagen au point mort

À la fin du premier semestre 2020, la dette nette du groupe s’établissait à 1,25 milliard d’euros, tandis que les pertes se creusaient. Au début de l’été, l’actionnaire de référence d’Europcar, Eurazeo, avait sollicité de potentiels repreneurs, mais aucune rumeur n’a été confirmée, notamment celle d’un intérêt de Volkswagen. Dès lors, en quête de liquidités, le groupe souhaite que « ses principales sociétés holdings puissent solliciter la nomination d’un mandataire ad hoc et/ou d’un conciliateur, ce qui nécessite l’accord d’un certain nombre de créanciers financiers du groupe, conformément aux différents accords de crédit et contrats d’émission obligataire ».

Les dirigeants du groupe précisent qu’ils ont « l’intention de requérir ces accords prochainement ». Une condition indispensable pour assurer la mise en œuvre de son plan de transformation « Connect 2021-2023 », tout en continuant d’austères programmes de réduction des coûts. « Rothschild & Co agit en tant que conseil financier et Darrois Villey Maillot Brochier, Gide Loyrette Nouel, Kirkland & Ellis en tant que conseils juridiques d’Europcar Mobility Group », précise le groupe.

Rappelons qu’Europcar Mobiliy Group emploie 10 000 personnes et opère dans 140 pays, dont 18 filiales en propre.

Mots clefs associés à cet article : Volkswagen, Europcar, Économie, Location de courte durée (LCD), Nouvelles mobilités

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