Eurofeu compense la hausse du diesel par la télématique

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Équipée de la géolocalisation depuis 2006, la flotte d’Eurofeu passe la vitesse supérieure en termes de télématique. Une solution notamment choisie pour faire face à la flambée des prix à la pompe.

L’entreprise produit chaque jour 3 100 extincteurs qui seront installés par ses 400 techniciens.
L’entreprise produit chaque jour 3 100 extincteurs qui seront installés par ses 400 techniciens.

Cinq cent mille euros par an ! C’est le coût engendré par l’augmentation du prix du diesel pour Eurofeu. Avec 700 véhicules ne roulant qu’au gazole sur 27 millions de kilomètres chaque année, « l’impact est colossal » s’exclame Alain Motz, secrétaire général de la société. Qui enchaîne : « Pour le moment, les entreprises ne disent rien et digèrent l’augmentation des taxes sur les carburants. Toutefois, ces fluctuations de prix compliquent l’établissement du budget de la flotte à quatre ans. »

Alors pour tenter de maîtriser ses dépenses, Eurofeu a choisi d’aller plus loin dans la télématique. Après la géolocalisation avec Orange depuis 2006, le spécialiste de la sécurité incendie s’est tourné en début d’année vers Axodel et sa solution Kuantic. « Le premier avantage réside dans l’installation des boîtiers, qui sera gérée avant la mise à la route des véhicules par notre nouveau prestataire en partenariat avec Renault. Cela évite des points de contrôle à l’entrée et à la sortie du véhicule dans notre flotte. L’envoi du véhicule neuf en concession pour l’installation du boîtier, le démontage au moment de la restitution, la vérification des boîtiers facturés : ces trois tâches sont économisées, un avantage énorme ! », s’exclame Alain Motz.

Maîtriser la consommation de carburant

Avec cette solution, Eurofeu parviendra également à mieux maîtriser la consommation de carburant de sa flotte. « Les informations remontées sont plus précises. Le prix à la pompe est aujourd’hui tellement élevé qu’un collaborateur pourrait être tenté de vouloir tricher sur son plein. Une jauge témoin nous permet alors de faire le rapprochement entre la facture et la consommation réelle tout en évitant des contrôles fastidieux. De plus, la technicité des boîtiers nous donne accès aux informations en temps réel. Nous pouvons alors vérifier que nos véhicules utilitaires ne sont pas utilisés pendant les week-ends et les périodes de congés, ce qui est strictement interdit chez nous », explique le responsable.

Mais le plus important pour l’entreprise est surtout d’arriver à maîtriser l’aspect kilométrique par la rationalisation de ses tournées. « Un kilomètre nous coûte en moyenne 24 centimes d’euro. Si nous pouvons réduire de 10 % la distance parcourue chaque année par notre flotte, nous pourrions économiser près de 650 000 euros, indique Alain Motz. Avec ces outils, nous arriverons à amortir la hausse du coût du diesel par le biais d’économies d’échelle et organisationnelles. » Déjà une centaine de véhicules est équipée des boîtiers Kuantic. L’ensemble de la flotte sera renouvelé fin 2019.

Quid de la transition énergétique ?

Du côté des conducteurs, cette nouvelle solution est bien acceptée. « Les mauvaises habitudes sont chassées et, d’ici à fin 2019, nous pourrons aller encore plus loin avec l’éco-conduite. Il est indispensable pour Eurofeu de pouvoir maîtriser le budget flotte, l’un des plus importants de l’entreprise, car nous ne sommes pas prêts à passer à une mobilité plus verte, regrette le secrétaire général. L’entreprise est éclatée sur toute la France avec une clientèle qui va du particulier à l’entreprise. Il n’y a pas, pour le moment, de solution idéale pour remplacer le thermique diesel. La première étape serait de passer à l’essence, mais la consommation et la fiscalité, notamment en termes de récupération de la TVA, ne nous y encouragent pas. »

Si Eurofeu a déjà tenté d’intégrer dans sa flotte des véhicules électriques, se positionnant comme « testeur » des premières Kangoo Z.E., l’autonomie de l’époque s’est avérée insuffisante. « Aujourd’hui, nous allons renouveler l’expérience, seulement en région parisienne. Les nouveaux modèles pourraient faire face à la charge transportée et nous aider à entrer dans une phase de transition énergétique », reconnaît Alain Motz. Et de conclure : « On parle tous les jours des nouvelles motorisations. Mais pour les responsables de parc c’est l’incertitude qui plane ! Les directions prises par les constructeurs ne sont pas claires. Tout le monde tâtonne, et nous rencontrons toujours un frein que ce soit en termes d’autonomie ou d’infrastructures de recharge. Mais je ne désespère pas, nous trouverons une solution ! »

Mots clefs associés à cet article : Diesel, Télématique embarquée

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