[Vidéo] Essai - Peugeot 508 Hybrid : la berline française branchée

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Comme annoncé lors de la dernière édition du Mondial de Paris, Peugeot décline désormais sa familiale 508 (et le break SW) en une version hybride rechargeable. Une auto plus puissante et plus techno offrant une fiscalité allégée pour les pros.

Commercialisée depuis l’automne 2018, la Peugeot 508 de deuxième génération commence à s’imposer dans le paysage automobile français. Ce qui n’est pas une mince affaire ; les familiales traditionnelles ayant été, comme les monospaces, supplantées par les SUV. Avec 15 521 exemplaires (berline et break SW) immatriculés, en France, au cours de l’année 2019 – dont 7 772 unités en flottes –, la Peugeot 508 domine le segment dans lequel elle évolue.

Son style de coupé quatre portes, son intérieur ultra-travaillé avec son combiné d’instrumentation numérique de 8 pouces placé au-dessus de son petit volant, sa console centrale dotée des fameuses touches piano et orientée vers le conducteur, ses nombreuses technologies embarquées et ses motorisations, plutôt puissantes pour une française, ont fait mouche. Tout comme son châssis, particulièrement affûté pour la catégorie.

Performances attractives

Pour continuer à rester dans le coup, et par-là même contribuer à réduire les émissions moyennes des véhicules de la gamme Peugeot, la familiale s’appuie désormais sur la fée électricité. À l’instar du SUV 3008 – et de nombreux autres modèles du groupe PSA –, la berline et le break 508 sont désormais proposés en hybride plug-in. Sous leurs capots prend place un bloc turbo-essence 1.6 l PureTech de 180 chevaux couplé à un bloc électrique de 80 kW (110 ch). Le tout offrant une puissance cumulée de 225 chevaux et un couple de 360 Nm [une valeur toutefois en deçà de ce que propose une VW Passat GTE, ndlr].

À cette mécanique essence-électricité s’ajoute une batterie lithium-ion de 11,8 kWh, placée dans le plancher du véhicule. Celle-ci autorise 54 kilomètres d’autonomie en mode 100 % électrique. À condition d’avoir le pied léger. Ceux craignant de vider rapidement cette batterie pourront user du système « e-Save » permettant de mettre en réserve une partie de l’autonomie électrique (10 ou 20 kilomètres) pour s’en servir ultérieurement : en ville par exemple. Un mode « brake » permet également de forcer le freinage régénératif, donc l’énergie retournée vers les cellules lithium-ion. Enclenché à l’approche d’un rond-point, d’un virage très prononcé ou d’une forte pente, il réduit au minimum l’utilisation de la pédale de frein.

Dynamisme préservé

Par défaut, la 508 démarre et évolue en électrique. Pour signaler aux piétons et cyclistes que l’auto est en marche, le Lion n’a pas ajouté de bruit artificiel mais un témoin lumineux placé sous le rétroviseur intérieur. Visible depuis l’extérieur du véhicule, une LED de couleur bleue est alors allumée. Elle se désactive dès que le véhicule bascule en hybride ou roule en tout thermique.

Comme tous les véhicules PHEV, dès que la vitesse s’élève, la 508 fait fonctionner ses deux moteurs de concert. La boîte auto électrifiée e-EAT8 fait alors un travail remarquable pour rendre l’opération linéaire. Plus lourde que ses sœurs thermiques, la Peugeot 508 plug-in conserve un châssis dynamique et un agréable toucher de route. Les différents modes de conduite proposés (EV, Sport, Hybrid, Confort) permettent de modifier ces sensations. Sur notre parcours, effectué sous des conditions climatiques extrêmes [le passage de la tempête Gloria en Catalogne, ndlr], comprenant autoroutes, réseau secondaire et routes vallonnées, le véhicule s’est contenté de 5,4 l/100 km et de 13 kWh/100 km d’électricité.

Confinement intérieur

La vie à bord de la Peugeot 508 n’est pas son plus gros point fort. Son habitabilité est perfectible et la garde au toit, limitée. À l’arrière, les longs trajets deviendront pénibles pour des adultes qui, en plus, sont privés d’une bonne visibilité ; la ligne de coupé quatre portes imposant de faibles surfaces vitrées.

Ce choix stylistique a également un impact sur la conduite. Les angles morts, partiellement compensés par les aides à la conduite, sont particulièrement prononcés. À l’avant, les épais montants de pare-brise conjugués à la position de conduite atypique induite par l’i-Cockpit gênent la visibilité.

Avec des tarifs compris entre 44 650 et 51 300 euros, la voiture a peu de concurrentes. Elle est l’unique française branchée et chez les constructeurs généralistes, seules les cousines du groupe Volkswagen – les Passat GTE et Skoda Superb iV – sont à craindre. Les plus exigeants se tourneront vers le premium et notamment BMW avec sa 330e. Une berline dont les tarifs débutent là où ceux de la lionne plafonnent.

Mots clefs associés à cet article : Peugeot, Berline, Véhicule hybride rechargeable

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