Enquête : où sont les mauvais conducteurs ?

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Le comparateur d’assurance automobile lesfurets vient de faire paraître une étude dans laquelle il analyse les profils des mauvais conducteurs en France. Il en ressort que les chauffards viennent plus particulièrement de l’Île-de-France et sont en grande majorité des hommes sans enfants.

Plus de 70% des mauvais conducteurs recensés sur le site du comparateur d’assurances sont… des hommes ! © Free-Photos / Pixabay
Plus de 70% des mauvais conducteurs recensés sur le site du comparateur d’assurances sont… des hommes ! © Free-Photos / Pixabay

En tant que leader de la comparaison d’assurance automobile, le site lesfurets s’inscrit comme un observateur privilégié du comportement des automobilistes français. Se basant sur plus de 5 millions de devis, effectués entre janvier 2019 et novembre 2020, les mustélidés ont fureté et mené leur enquête pour établir un portrait-robot du mauvais conducteur type à l’échelle nationale. Et autant le dire : certains clichés se voient déconstruits tandis que d’autres s’en trouvent renforcés…

Les Franciliens ne roulent pas bien

Réputés pour leur mauvais comportement au volant, les conducteurs originaires de l’Île-de-France ne font malheureusement pas mentir les stéréotypes puisque Paris et ses environs constituent la région comptant le plus de mauvais conducteurs (16 %). Parmi eux, lesfurets dénombrent une proportion importante de personnes résiliées par un assureur automobile au cours des trois dernières années (17,1 %), de personnes ayant déclarées un sinistre responsable ou partiellement responsable (17,1 %) et de personnes malussées (17 %).

La région Auvergne-Rhône-Alpes, elle, gravit la deuxième marche de ce podium peu glorieux avec une part d’environ 14 % de mauvais conducteurs, qui se révèlent notamment concernés par les contrôles positifs au stupéfiants (14 %). La troisième position se voit, quant à elle, occupée par les Hauts-de-France avec 10 % de mauvais conducteurs, loin devant les bons élèves que sont les automobilistes vivant en Centre-Val-de-Loire (3,7 %), en Bretagne (4,1 %) et en Bourgogne Franche-Comté (4,1 %). Des zones géographiques où les embouteillages sont d’ailleurs moins nombreux d’après le dernier baromètre Traffic Index du navigateur TomTom : un lien de cause à effet ?

La dangerosité de la gente masculine avérée

L’adage sexiste aime à dire « femme au volant, mort au tournant ». Or, si l’on en croit les résultats avancés par l’étude des furets, on observe que plus de 70 % des mauvais conducteurs recensés sur le site du comparateur d’assurances sont… des hommes ! N’adoptant pas les gestes routiers du « bon père de famille », ils sont majoritairement sans enfants (67 %), célibataires (58 %), et salariés pour la moitié d’entre eux. Récidiviste pour la plupart, 58 % ont d’ailleurs déclarés au moins un sinistre responsable ou partiellement responsable au cours des deux dernières années. De plus, dans 80% des cas, les automobilistes dont la conduite est à revoir n’ont pas indiqué de conducteur secondaire dans leur contrat d’assurance auto.

Côté tranche d’âge, l’enquête fait mentir les remarques sur l’incapacité qu’auraient certains seniors à bien rouler puisque ce sont les jeunes qui sont les plus représentés parmi les mauvais conducteurs. Ainsi, 35 % ont entre 18 et 25 ans et 30 % feraient partie des 26-35 ans. Ces derniers ont souvent perdu leur permis, été résiliés par un assureur ou se sont vus condamnés pour délit de fuite et/ou refus d’obtempérer alors que la génération des 18-25 ans serait plutôt « spécialiste » des sinistres et des contrôles positifs aux substances illicites. Autant d’actes répréhensibles qui pourraient tenir leur explication au fait que 82 % des mauvais automobilistes n’ont pas été formés à la conduite accompagnée.

Rouler peu ne veut pas dire rouler mieux

Alors que la moyenne des kilomètres parcourus par an est de 15 000, 20 % des mauvais conducteurs roulent généralement entre 9 000 et 9 999 km. De courts trajets effectués entre le domicile et le travail pour 62 % d’entre eux. Par conséquent, rouler peu n’est pas synonyme de rouler mieux, il semblerait même que ce soit le contraire. L’inexpérience et l’excès de confiance seraient aussi une cause aggravante aux mauvaises pratiques routières puisque 22 % roulent depuis peu mais ne sont pas totalement novices, affichant entre 3 et 5 ans de permis.

S’intéressant également aux modèles préférés des automobilistes à la conduite critiquable, lesfurets ont relevé que ce sont les Peugeot 308, Peugeot 206 et Renault Clio 4 qui sortaient le plus souvent de leurs garages. Poussant le détail, le comparateur avance même que la 206 figure comme le principal carrosse des conducteurs malussés, que la 308 est le bolide favori des sinistrés réguliers et que la Clio demeure la voiture des permis suspendus et des contrôles aux stupéfiants. Bref, l’incivilité made in France...

Mots clefs associés à cet article : Assurance, Enquêtes, Sécurité, Trajets domicile-travail

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