En mai, le marché de l’électrique ne fait pas encore d’étincelles mais…

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L’Avere vient de publier son baromètre mensuel des ventes de véhicules électriques et hybrides rechargeables. Malgré la crise et grâce au déconfinement, les immatriculations de mai sont en hausse de 61 % par rapport à 2019. Une tendance logiquement moins importante que ne le prévoyaient toutefois les premiers mois de 2020…

Au total, 7 564 modèles électrifiés rechargeables ont été immatriculés en mai 2020. (© Shutterstock)
Au total, 7 564 modèles électrifiés rechargeables ont été immatriculés en mai 2020. (© Shutterstock)

Avec 4 111 voitures particulières électriques immatriculées (soit + 50 % par rapport à mai 2019), ainsi que 3 056 véhicules légers hybrides rechargeables mis à la route (correspondant à une hausse de 134 % comparé à la même période l’an dernier !), mai 2020 parvient à juguler la chute du marché électrique, en berne à – 67 % le mois précédent. Il n’y a guère que le segment des utilitaires légers électriques, comptabilisant 397 nouvelles mises en circulation et une baisse de – 37 %, qui peine encore à bénéficier du « coup de jus » induit par le déconfinement de mai pour impulser les ventes.

Alors que mai 2020 a accusé dix jours de moins à comptabiliser sur ses résultats à cause de la fermeture des concessions jusqu’au 11, sans oublier les livraisons au compte-gouttes engendrées par les nombreux jours fériés, le mois dernier a quand même réussi l’exploit de s’afficher dans le positif. Et ce, contrairement au marché du VN global en France, qui marque toujours un repli de 50 % en mai. Au total, 7 564 modèles électrifiés rechargeables ont été immatriculés, soit une hausse de 61 % sur un an et une part de marché de 6,1 %. En conjuguant ces cinq mois de 2020, ce sont cette fois 46 536 unités qui ont intégré les routes françaises, soit une envolée de 76 % par rapport à la même période en 2019.

Un plan de relance salutaire

Pour autant, si « la reprise est déjà là pour le véhicule électrique » comme semble le penser Cécile Goubet, déléguée générale de l’Avere-France, mieux vaut rester prudent face à cette dynamique forcément plombée par la crise sanitaire du Covid. Inutile de se réjouir prématurément face à l’inexistence des ventes de camions électriques et de véhicules hydrogène. De même, les deux-roues motorisés électriques déplorent toujours de ne pas susciter le coup de foudre chez les usagers, enregistrant seulement 874 ventes en mai 2020, soit une chute de 30 % par rapport à mai 2019.

Dans ce contexte de retenue et d’incertitudes face à l’évolution des différents marchés et segments automobiles, Cécile Goubet se veut néanmoins confiante. D’abord parce que la crise du Covid-19 a provoqué un regain d’attrait pour le véhicule individuel, de préférence à faibles émissions. Mais surtout parce que le plan de relance annoncé par le Gouvernement fait la part belle aux VE et autres véhicules PHEV avec des incitations financières convaincantes. « Le plan de relance automobile devrait donner un coup d’accélérateur aux ventes de véhicules électriques avec un bonus écologique de 7 000 euros et une prime à la conversion montant jusqu’à 5 000 euros, auxquels s’ajoutent les aides des collectivités territoriales. C’est le moment de passer à l’électrique ! », s’enthousiasme la déléguée générale de l’Avere-France. À raison ? Juin et son cortège de réouvertures progressives d’espaces de loisirs – qui devraient entraîner un accroissement de nos déplacements – nous le diront prochainement.

Mots clefs associés à cet article : Véhicule électrique, Marché France, Véhicule neuf (VN), Véhicule hybride rechargeable, Avere-France

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