En décembre, le marché Europe se retrouve presque à l’équilibre

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Sur le marché automobile européen, l’année 2020 s’est terminée mieux qu’elle n’a commencé. Certes, la demande de voitures particulières neuves dans l’UE est toujours dans le négatif, en recul de 3,3 % en décembre, mais les immatriculations dépassent à nouveau le million d’unités.

Si le mois dernier a su endiguer l’hémorragie du marché automobile européen, tel n’est cependant pas le cas sur l’ensemble de l’année. © DR
Si le mois dernier a su endiguer l’hémorragie du marché automobile européen, tel n’est cependant pas le cas sur l’ensemble de l’année. © DR

Après un mois de septembre florissant – il était d’ailleurs seul à afficher une croissance positive sur 2020 –, décembre apparaît comme le deuxième meilleur mois de l’année passée. Selon les données de l’ACEA, les ventes de voitures particulières neuves dans l’Union européenne ne se rétractent en effet que de 3,3 % contre 7,5 % pour janvier ou - 76,3 % en avril 2020. Cette annus horibilis s’achève donc sur un total de 1 031 070 mises à la route sur le marché des 27 pour décembre 2020, soit 34 817 unités de moins par rapport à 2019.

Si le mois dernier a donc su endiguer l’hémorragie du marché automobile européen, tel n’est cependant pas le cas sur l’ensemble de l’année. Si l’on considère les résultats de 2020 dans leur ensemble, le marché des VP neufs dans l’Union européenne s’est en effet contracté de 23,7 %, finissant sous la barre des 10 millions de voitures vendues (9,9 millions précisément, contre 13 millions sur les douze mois de 2019). Un déclin résultant en grande partie de la pandémie de Covid-19 et des mesures de confinement qui ont eu raison de l’ouverture des concessions et du pouvoir d’achat des consommateurs.

Des disparités au sein des marchés

De même, tous les pays de l’Union européenne n’ont pas subi la crise sanitaire et économique avec la même intensité ni le même impact. Rien qu’au sein des quatre plus grands marchés européens, les chiffres enregistrés s’avèrent très différents. L’Italie et la France accusent ainsi des pertes à deux chiffres, avec des immatriculations de voitures en baisse de respectivement 14,9 % et 11,8 %, au cours du dernier mois de l’année. À l’inverse, l’Allemagne a renforcé sa position avec une hausse de 9,9 % en décembre – et un glissement de - 19 % entre janvier et décembre 2020 toutefois. La performance de l’Espagne, elle, est demeurée stable le mois dernier, avec 0,01 % d’écart par rapport à 2019. Malheureusement, au cumul, ce sont nos voisins ibériques qui souffrent de l’une des plus importantes baisses (- 32,3 %), devant l’Italie (- 27,9 %) et la France (- 25,5 %).

Indétrônable Volkswagen

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S’intéressant autant à la santé des marchés que des marques automobiles, l’ACEA a de nouveau analysé les immatriculations enregistrées par les constructeurs. S’inscrivant toujours en tête des groupes ayant le plus vendu au sein de l’Union européenne, l’entité Volkswagen se voit portée par une belle évolution en décembre 2020, avec + 9,7 % par rapport à décembre 2019. Toujours second du classement, le groupe PSA passe, lui aussi, dans le vert avec une augmentation de + 2,9 % au mois dernier. Sur la dernière marche du podium, son concurrent national Renault décroche quant à lui à - 13 %. Un taux comparable à celui de Daimler (- 14,6 %), septième du classement devant le groupe Toyota, qui réalise d’ailleurs la meilleure percée de décembre avec + 21,9 %. Néanmoins, derrière ces performances en demi-teinte se cache une chute généralisée puisqu’aucun constructeur ne s’établit dans le positif entre janvier et décembre 2020, avec des résultats compris entre - 12,8 % (Toyota) et - 42,5 % (Mazda)

Mots clefs associés à cet article : Toyota, Marché VP, Marché Europe, Véhicule neuf (VN), PSA, FCA - Fiat Chrysler Automobiles, Groupe Renault, ACEA, Groupe Volkswagen

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