Emission de CO2 : Autoways classe les villes françaises

Publié le par

À quelques jours des élections municipales, l’agence Autoways vient de publier le classement des villes nationales les plus vertueuses en matière d’émissions polluantes en fonction de l’âge du parc automobile et des revenus moyens.

© DR
© DR

Vivez-vous dans une agglomération où il fait bon respirer ou, au contraire, où les rejets de CO2 contaminent l’air ambiant ? Pour le savoir, Autoways a compilé de nombreuses datas pour renseigner sa récente étude. Celle-ci s’intéresse à la situation « écolo-automobile » des collectivités locales en période de municipales et recense notamment les villes bonnes élèves en termes de lutte contre le réchauffement climatique… et les autres.

Le Sud plus vert, les villes riches dans le rouge

Ne prenant pas seulement en compte les immatriculations de véhicules neufs, Autoways se veut le plus exhaustif quant à la réalité du parc national. Par conséquent, l’agence a aussi intégré dans ses indicateurs le stock des véhicules en circulation ainsi que les revenus des habitants afin d’établir son palmarès des villes françaises de plus 30 000 habitants. Il en découle que les émissions de CO2 les plus importantes n’émanent pas forcément des zones les plus populaires.

Nombre de villes aux revenus sensiblement supérieurs à la moyenne nationale figurent en effet parmi les plus polluées. Neuilly-Sur-Seine, Levallois-Perret et Cannes occupent ainsi le podium avec 119,2, 116 et 115,7 g de CO2/km. Saint-Raphaël, Vincennes ou encore Paris complètent aussi le top 10. La raison de cette surreprésentation des villes aisées parmi les moins « propres » ? On y trouve plus souvent des modèles et des cylindrées appartenant à des segments plus émetteurs de CO2.

Toutefois, quelques communes aux revenus inférieurs et donc au parc automobile moins régulièrement renouvelé (âgés de plus de 8 ans) s’inscrivent également au banc des lanternes rouges. C’est le cas du Blanc-Mesnil, de Bondy, de Sarcelles ou de Mantes-la-Jolie et Mulhouse.

A contrario, nombre de villes peu émettrices se situent dans le Sud de la France, où l’on retrouve des parcs plus jeunes et où « s’immatriculent beaucoup de véhicules de sociétés et de location courte durée pour des raisons fiscales », analyse Autoways. Sans oublier des voitures électrifiées à la gamme récente. Les villes dans lesquelles les véhicules immatriculés en 2019 se révèlent faible en CO2 sont La Ciotat, Aix-en-Provence, Aubagne, mais aussi Salon-de-Provence avec des chiffres allant de 104,5 à 108,3 g de CO2/km.

Néanmoins, au regard de l’âge du parc automobile global, ce sont Puteaux, Noisy-Le-Grand, Clichy-la-Garenne, Rouen et Rueil-Malmaison qui décrochent la timbale des plus saines.

Mots clefs associés à cet article : CO2, Pollution, Études, Collectivités, Marché France

Voir aussi :

A la une
Suivez-nous RSS Twitter Linkedin
Newsletter