ECTA : la nouvelle alliance européenne du transport décarbonné

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Officiellement lancée le 15 juillet dernier, l’European Clean Truck Alliance est née à l’initiative d’entreprises et d’organisations européennes issues du monde du transport de marchandises et de la logistique.

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Pour sortir du marasme économique induit par la crise sanitaire, les alliances entre acteurs du monde industriel ne cessent de se multiplier. Celle portée par l’ECTA (pour European Clean Truck Alliance) constitue cependant une union de poids dont l’influence pourrait enfin faire pencher la balance. Pour cause : l’ECTA compte parmi ses 18 membres fondateurs des groupes majeurs du monde des transports en Europe dont Deutsche Post, DHL, Geodis, IKEA, Nestlé, Unilever ou encore Michelin. Un rassemblement de marques qui représente un chiffre d’affaires de 325 milliards d’euros et emploie quelque 1,6 million de salariés !

Un nouveau lobby à Bruxelles ?

Alors que l’Europe souhaite imposer au secteur du poids-lourd ses premiers quotas de CO2 dès 2025, les membres de l’ECTA avance l’ambition commune d’accélérer la baisse des émissions des transporteurs. Derrière cette bonne volonté, l’Alliance n’entend pas faire de la figuration mais porter les messages de la filière auprès des instances européennes. L’ECTA appelle notamment l’Europe à présenter une feuille de route claire avec des objectifs intermédiaires. « La Commission européenne devrait proposer une voie et une stratégie politique claires pour permettre le déploiement rapide de véhicules et d’infrastructures zéro émission  » , avance ainsi l’organisme nouvellement créé dans son premier communiqué.

« Les investissements nécessaires pour la relance du Covid-19 doivent préserver les emplois et soutenir des solutions durables à long terme qui décarboniseront le secteur du fret routier » avertit également l’ECTA, appelant à subventionner l’acquisition de camions et pointant du doigt le manque d’infrastructures de recharge à destination des poids-lourds dans l’Union Européenne - problématique déjà soulevée par l’ACEA...

Revendiquant les besoins de la filière du transport de marchandise dans une opération de transition énergétique nécessaire, l’ECTA se place en porte-parole agissant face à l’Europe et ses décisions. Une autorité, voire une forme d’ingérence, qui ne semble pas déranger au sein de Bruxelles, bien au contraire. « Avec le Green Deal européen comme boussole, l’Alliance peut accélérer le passage à un transport de marchandises sans émissions pour un avenir plus sain et une économie plus forte » a ainsi commenté Frans Timmermans, vice-président de la Commission européenne et commissaire à la protection du climat.

Mots clefs associés à cet article : Borne de recharge, CO2, Transport routier, Mobilité durable, Commission Européenne

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