Détection de la fatigue au volant : les solutions se diversifient

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Pour les conducteurs qui enchaînent les trajets, la fatigue représente un risque d’accident. Il est possible de s’en prémunir lors du choix des véhicules mais aussi grâce à des équipements additionnels. Petit tour d’horizon des solutions anti-endormissement.

StopSleep est l’une des solutions les moins onéreuses du marché. Elle peut s’utiliser dans n’importe quel véhicule léger ou lourd.
StopSleep est l’une des solutions les moins onéreuses du marché. Elle peut s’utiliser dans n’importe quel véhicule léger ou lourd.

Sur autoroute, un accident mortel sur trois implique un assoupissement du conducteur. Trop longs ou monotones, ces parcours se traduisent fréquemment par des microsommeils et des déviations du volant et de la trajectoire. Cette tenue de cap devenue flottante sert de base aux équipements embarqués à bord des véhicules. Ils ne surveillent pas directement l’état de fatigue du conducteur mais une altération de la maîtrise de son véhicule. Exemple chez Toyota, où la nouvelle Corolla intègre la fonction « Vehicle sway warning », autrement dit une alerte de louvoiement. Une caméra filme la chaussée, et le système compare le positionnement du véhicule par rapport au tracé. Quand la trajectoire ne correspond plus, un message avertit le conducteur.

Chez Citroën, on retrouve le même type de solution couplée à une alerte de pause. La fonction « Coffee break alert » émet un message visuel et sonore après deux heures de conduite sans pause. Quant à « Alerte attention conducteur », elle se déclenche à n’importe quel moment du parcours, à condition que le véhicule dépasse 65 km/h, en cas d’écart de trajectoire. Pour sa part, Volvo a couplé la fonction d’avertissement de son système « Driver Alert Control » avec la possibilité d’être guidé jusqu’à la prochaine aire de repos. Inconvénient : le système n’est pas infaillible car il peut se déclencher, à tort, en cas de fort vent latéral ou sur des chaussées rainurées par exemple.

Des solutions universelles

Pour les flottes non équipées de ces technologies, il existe des solutions de seconde monte. Contrairement à celles des constructeurs automobiles, elles ne se fient pas au comportement du véhicule mais à celui de son conducteur. C’est le cas du boîtier Toucango, proposé par Innov+, qui se fixe sur n’importe quel tableau de bord. Une caméra infrarouge filme le visage du conducteur, de jour comme de nuit. Un logiciel de reconnaissance faciale détecte en permanence les fermetures de paupière et les mouvements de tête. En cas d’anomalie, le système déclenche une alarme sonore et vibratile. Inconvénient : il faut porter un bracelet, qui transmet les vibrations.

Autre solution, la bague Stop and Sleep pourvue de huit capteurs connectés pour détecter l’endormissement. Cette technologie ne s’intéresse pas au visage mais aux glandes sudoripares, dont l’activité constitue un marqueur de celle du cerveau. En clair, ces variations électrodermales renseignent sur un éventuel assoupissement. Lorsque l’activité faiblit, le système déclenche une vibration dans la bague. Si elle ne suffit pas à réveiller le conducteur, elle est renforcée par une forte mélodie. La bague ne se recharge pas en roulant mais elle possède une autonomie de quinze heures. Inconvénient : elle immobilise deux doigts côte à côte, ce qui rend moins facile le maniement des commandes au volant.

Pour lire l’intégralité de cet article RDV dans le n° 248 (août/septembre 2019) de L’Automobile & L’Entreprise

Mots clefs associés à cet article : Sécurité

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