Des ventes d’utilitaires en demi-teinte sur le marché Europe

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En février 2021, le marché européen des véhicules utilitaires a enregistré une hausse fragile de ses immatriculations. Selon l’ACEA, ce segment a progressé de 1,2 % le mois dernier. Cependant, sur les deux premiers mois de l’année, les volumes s’affaissent dans le négatif à - 3,3 %.

Malgré ces chiffres de février, certes mi-figue mi-raisin mais semblant amorcer une reprise, difficile de se réjouir pleinement quand on regarde l’ensemble des premiers mois de 2021. © Peugeot
Malgré ces chiffres de février, certes mi-figue mi-raisin mais semblant amorcer une reprise, difficile de se réjouir pleinement quand on regarde l’ensemble des premiers mois de 2021. © Peugeot

Février marque-t-il le début d’une remontée des ventes pour les utilitaires ? En tout cas, sur le deuxième mois de l’année 2021, tous les indicateurs passent au vert (ou presque, si on fait exception des autobus et des autocars). Avec 156 444 unités mises à la route, le marché européen des VU a ainsi enregistré une augmentation de 1,2 %, selon les données avancées par l’ACEA. Une croissance à laquelle les pays d’Europe centrale ont beaucoup contribué (+ 17,2 %). À l’inverse, les immatriculations sur tous les principaux marchés d’Europe occidentale – hormis celle de l’Italie, qui ont bondi de + 10,1 % – se sont rétractées en février 2021.

Le mois dernier, les ventes de fourgonnettes neuves au sein de l’Union européenne ont connu un très léger regain avec une évolution contenue de + 0,4 % par rapport à la même période de 2020 (soit avant le premier confinement), totalisant 130 825 unités. L’Italie, décidément en forme, a été le seul des quatre principaux marchés à enregistrer une croissance positive sur ce segment (+ 11 %) quand, l’Espagne a enregistré la plus forte baisse (- 17,7 %), suivie de la France (- 5 %) et de l’Allemagne (- 2,3 %). En ce qui concerne les poids lourds, ils ont, eux, enregistré une hausse de 8,8 % d’une année sur l’autre avec 19 630 mises en circulation en février 2021. La Pologne, avec une poussée de 51,3 %, figure comme le pays le plus porteur. Loin devant la France, en net recul (- 10,2 %), ou de l’Italie, de l’Espagne et de l’Allemagne, marchés qui font cependant mieux puisqu’ils progressent respectivement à + 15,8 %, + 9,7 % et + 4,2 %. Quant aux camions neufs, ils peuvent, eux aussi, s’enorgueillir d’une solide croissance en février (+ 6,6 %).

Un mois de février en progrès qui ne parvient pas à sauver un début d’année morose

Malgré ces chiffres de février, certes mi-figue mi-raisin mais semblant amorcer une reprise, difficile de se réjouir pleinement quand on regarde l’ensemble des premiers mois de 2021. Entre janvier et février, le marché global des véhicules utilitaires de l’UE s’est contracté de 3,3 %, avec un total de 297 651 unités immatriculées. Parmi les quatre marchés clés d’Europe, c’est l’Espagne qui accuse la plus forte dégringolade (- 22 %), talonné par l’Allemagne (- 9,6 %). La France, elle, a su se maintenir de justesse (- 0,2 %), tandis que l’Italie affiche de belles couleurs avec un taux d’évolution positif (+ 1,9 %). Au cours des deux premiers mois de 2021, les VUL ont fait une chute pratiquement similaire à celle du marché général (- 3,6 %) mais une fois encore du côté de nos voisins ibériques que le dérapage est le plus rude (- 24 %). L’Allemagne marque, elle aussi, un coup de frein dans ses volumes (- 10,4 %) alors que l’Italie et la France redémarrent modestement à respectivement + 1,4 % et + 0,6 %.

Si les immatriculations de camions neufs dans l’UE sont demeurées stables depuis le début de l’année (- 0,3 %) et que celle des véhicules utilitaires lourds ont grimpé de 2 %, le marché européen des bus et autocars a connu un effondrement de 18,4 %, avec 4 584 véhicules neufs immatriculés. Habituée à être la lanterne rouge du « Big 4 », l’Espagne se replie de - 46,5 % sur ce segment quand l’Allemagne et l’Italie reculent respectivement de - 24,2 % et de - 20,9 %. Bien qu’en décroissance, la France fait un peu mieux avec - 8,5 %. Des résultats disparates qui témoignent de l’hétérogénéité du marché face à la crise. Chaque pays ayant sa stratégie pour gérer la crise sanitaire, les moyens d’endiguer l’impact d’une pandémie virulente sur les volumes de ventes de véhicules commerciaux s’avèrent donc plus ou moins efficaces selon les régions.

Mots clefs associés à cet article : Véhicule utilitaire léger (VUL), Marché Europe, Véhicule neuf (VN), Camion, ACEA

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