Déconfinement : ces villes qui vont accorder davantage de place au vélo

Publié le par

Le déconfinement de la population se prépare. De nombreuses villes s’emparent de « l’urbanisme tactique » pour limiter le retour du tout-voiture et offrir à leurs administrés une alternative aux transports en commun en favorisant la pratique du vélo.

Avec le déconfinement, le vélo pourrait trouver une place plus importante en ville. (image d'illustration © Luca Boldrini / Flickr / CC)
Avec le déconfinement, le vélo pourrait trouver une place plus importante en ville. (image d'illustration © Luca Boldrini / Flickr / CC)

La petite reine n’aura (peut-être) jamais si bien porté son nom. À l’heure où le déconfinement de la population se prépare, la question de l’organisation des déplacements – et notamment des trajets domicile-travail – se pose.

Le Gouvernement assure que l’offre de transports en commun va monter en puissance à partir du 11 mai prochain pour satisfaire la demande et faciliter la mobilité des salariés. Les opérateurs de mobilité tentent de rassurer leurs usagers en concentrant leur attention sur le respect des mesures sanitaires édictées : port du masque obligatoire, distanciation, fréquentation… tout en ne cachant pas leurs difficultés à y parvenir. De nombreux voyageurs pourraient donc être tentés de se détourner de leurs habituels bus, trams ou métros pour reprendre leur véhicule, avec pour risque de voir les rues à nouveau embouteillées, alors qu’en raison de la crise sanitaire liée au Covid-19 certains observateurs ont enregistré une baisse moyenne de 70 % du trafic automobile.

L’exemple venu de l’étranger

Pour limiter les nuisances automobiles en cette période de crise sanitaire et tenter de préserver un air moins pollué qu’auparavant, plusieurs grandes villes françaises réfléchissent à user de « l’urbanisme tactique » en vue de faciliter ces déplacements, à l’image de ce qui se pratique déjà hors des frontières hexagonales. La ville de Bogota (Colombie) a ainsi été la première à créer des kilomètres de pistes cyclables temporaires afin de permettre à ses habitants d’évoluer plus facilement sur le territoire

Dans un thread [série de messages, ndlr] sur Twitter, Mathieu Chassignet, ingénieur de l’Ademe et ardent défenseur du vélo en milieu urbain, a recensé entre le 13 et le 29 avril l’ensemble des collectivités prêtes à s’engager dans la création de pistes cyclables temporaires.

Cette liste réunissant dix-huit collectivités est composée de trois départements (Seine-Saint-Denis, Val-de-Marne et Yvelines), de la Métropole de Lyon et de quatorze communes : Montpellier, Paris, Montreuil, Grenoble, Rennes, Nantes, Rueil-Malmaison, Toulouse, Lille, Bordeaux, Angers, Le Mans, Houilles et Nice.

Depuis le début du mois de mai, d’autres collectivités ont fait part de leur intention de créer des pistes cyclables temporaires, à l’image de Brest par exemple.

Mots clefs associés à cet article : Vélo, Transports en commun, Deux et trois roues, Plan vélo, Loi d’orientation des mobilités (LOM), Trajets domicile-travail, Coronavirus Covid-19

Voir aussi :

A la une
Suivez-nous RSS Twitter Linkedin
Newsletter