Déconfinement : Les principales annonces d’Édouard Philippe

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Le Premier ministre s’est exprimé à l’Assemblée nationale mardi 28 avril. Il a esquissé devant les députés présents les modalités du déconfinement de la population prévu le 11 mai prochain… si tous les indicateurs sont au vert.

Le Premier ministre a présenté son plan de déconfinement. (© Assemblée nationale)
Le Premier ministre a présenté son plan de déconfinement. (© Assemblée nationale)

Édouard Philippe a choisi de s’exprimer à l’Assemblée nationale plutôt qu’à la télévision. Pendant près d’une heure, ce mardi, le Premier ministre a présenté aux députés la stratégie retenue par le Gouvernement pour déconfiner les Français à compter du 11 mai prochain « si toutes les conditions sont réunies pour le faire » et les grandes étapes de suivi qui seront mises en œuvre ultérieurement.

Quid des déplacements ?

Dès le lundi 11 mai, il ne sera plus nécessaire d’avoir en sa possession une attestation de déplacement dérogatoire pour quitter son domicile. Les Français seront libres de leurs sorties en termes de durée et de trajets. Ceux-ci seront toutefois limités à un rayon de 100 kilomètres autour du lieu d’habitation, sauf dérogation. Pour des déplacements d’une distance supérieure, il faudra alors fournir une attestation de déplacement prouvant le caractère impérieux du déplacement et précisant sa nature (motif familial, professionnel, etc.).

Les transports en commun reprendront à un rythme soutenu. Le Premier ministre a notamment confirmé que « 70 % de l’offre sera[it] assurée à la RATP » dès le premier jour de déconfinement. Une offre qui devra « remonter rapidement à un niveau normal ». Toutefois, « la capacité du métro parisien sera réduite par rapport à sa capacité normale. Il faudra condamner un siège sur deux, favoriser, par des marquages au sol, la bonne répartition sur les quais et se préparer à limiter les flux en cas d’affluence », a développé Édouard Philippe.

Hors Ile-de-France, « les discussions entre les usagers, les opérateurs et les autorités organisatrices de transports sont en cours pour arrêter la mise en œuvre précise des objectifs commun », a-t-il fait savoir. Le chef du Gouvernement a en outre indiqué que l’objectif parallèle était de « faire baisser la demande » en considérant, par exemple que « les transports aux heures de pointe soient réservés à ceux qui travaillent ».

Quid de la reprise du travail ?

Le Premier ministre a invité, devant les députés, les entreprises a maintenir leurs salariés en télétravail au cours des trois semaines suivant la date du 11 mai. En clair, les travailleurs dont la présence n’est pas indispensable dans les locaux de leur entreprise sont priés d’exercer leur activité à domicile jusqu’à fin mai.

« Personne n’ignore les contraintes [du télétravail, ndlr], mais celui-ci doit se poursuivre pour limiter le recours aux transports publics et pour limiter plus globalement les contacts », a-t-il souligné.

Quid des masques de protection ?

« Il y aura assez de masques pour protéger tout le monde le 11 mai », s’est avancé Édouard Philippe, indiquant que le port de masques sera obligatoire dans les transports en commun. En dehors des autobus, métros, RER ou trains, il sera « préférable porter un masque », mais sans obligation.

Les entreprises devront, elles, « veiller à équiper leurs salariés » de masques, tandis que les particuliers auront la possibilité, soit de s’en procurer soit de les confectionner eux-mêmes.

Mots clefs associés à cet article : Transports en commun, Assemblée Nationale, Édouard Philippe, Trajets domicile-travail, Ile-de-France Mobilités, Coronavirus Covid-19

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