De l’air… pur !

Publié le par

Cela fait des années que nous le disons, il y a pire que que le CO2, il y a surtout les oxydes d’azote (NOx) et les particules qui nuisent à notre santé. Or, en France, rien n’est fait , ni par les constructeurs, ni par les instances nationales… Tout le monde se réfugie hypocritement derrière les réglementations internationales, notamment derrière la future norme Euro 6, qui interviendra en… 2014. Cela nous fait quatre années de plus à inhaler un air de plus en plus irrespirable !
En termes de niveaux de pollution constatés, l’année 2009 se situe dans la continuité des années précédentes pour la plupart des polluants réglementés. Les concentrations de NO2, de PM10 et d’ozone restent plus que problématiques. En revanche, la baisse des niveaux de pollution de monoxyde de carbone, de benzène et de dioxyde de soufre se poursuit. Aucun dépassement réglementaire n’a été constaté pour ces polluants en 2009. À noter aussi que, pour la première fois depuis 2005, la France respecte les valeurs limites imposées par l’Europe pour le dioxyde de soufre (SO2), même si elle fait toujours l’objet d’une procédure d’infraction lancée par la Commission européenne pour plusieurs dépassements des valeurs limites de dioxyde de soufre en sites industriels depuis 2005 (Fos-Berre, estuaire de la Seine, bassin de Lacq, Rouen, vallée de la Maurienne).
Les concentrations de dioxyde d’azote (NO2) sont en légère augmentation entre 2008 et 2009, une tendance que la France n’avait pas connue depuis 2005. Pire, le problème proviendrait essentiellement de la forte diesélisation du parc automobile. Vous voyez bien que nous avions raison ! Les plus fortes concentrations sont relevées en Rhône-Alpes, en Alsace, en Bourgogne et en Ile-de-France. La France devrait d’ailleurs déposer auprès de la Commission européenne une demande de report d’échéance de 2010 à 2015 des valeurs limites de NO2 pour plusieurs agglomérations françaises, ce qui est en soi assez scandaleux.

JPEG - 245.1 ko

Pour ce qui est des concentrations de particules fines de diamètre inférieur à 10 micromètres (PM10), elles sont également en augmentation entre 2008 et 2009, que ce soit en milieu rural, urbain ou à proximité du trafic. Seules les concentrations industrielles semblent se stabiliser. Mais le problème est plus large : la France a déjà fait l’objet d’une procédure d’infraction pour les dépassements des valeurs limites en matière de PM10. La Commission européenne a adressé à la France le 20 novembre 2009 une mise en demeure pour manquement à ses obligations en matière de respect des valeurs limites de PM10. Les régions Rhône-Alpes, Nord, PACA et Ile-de-France, confrontées à des dépassements de manière récurrente, sont concernées par cette mise en demeure.
Enfin, pour l’ozone, les concentrations moyennes relevées à l’été 2009 sur les 180 sites de mesure en fonctionnement confirment l’évolution constatée à la hausse, malgré une baisse des émissions des polluants précurseurs d’ozone (oxydes d’azote, composés organiques volatils, monoxyde de carbone). Les niveaux de fonds sont supérieurs à ceux constatés au début des années 1990 et des pics sont régulièrement constatés, notamment dans le sud de la France. À quand donc des constructeurs responsables, traitant les particules les plus fines, les NOx et remettant en circulation des moteurs essence et/ou hybrides et non hybrides Diesel, sans attendre les coups de règle sur les doigts de la part des instances européennes ?
Source : www.actu-environnement.com

Mots clefs associés à cet article : Diesel, CO2, Particules, NOx

Voir aussi :

A la une
Suivez-nous RSS Twitter Linkedin
Newsletter