Covid-19 : les excès de vitesse explosent en période de confinement

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Si les axes français sont moins fréquentés, voire carrément déserts, quelques automobilistes ont tendance à prendre la route pour un circuit de course. Au grand dam des autorités.

Un excès de vitesse supérieur ou égal à 50 km/h expose à une amende de 1 500 euros et une suspension du permis pendant trois ans. © Shutterstock
Un excès de vitesse supérieur ou égal à 50 km/h expose à une amende de 1 500 euros et une suspension du permis pendant trois ans. © Shutterstock

Si les mesures de confinement sont plutôt bien respectées par la majorité de la population, les limitations de vitesse, elles, semblent quotidiennement bafouées. Et pas qu’un peu à en croire les gendarmes et notamment ceux de l’Essonne. Dans un tweet remonté, L’Escadron départemental de sécurité routière a ainsi laissé éclater sa colère de voir le nombre d’excès de vitesse augmenter considérablement. Et surtout de constater que les compteurs dépassaient souvent les 40 ou 50 km/h au-dessus de la moyenne autorisée.

« Nous avons vu, lors de contrôles dédiés aux attestations de déplacement dérogatoire que les gens roulaient plus vite », a souligné Olivier Faure, capitaine de l’Escadron, au journal Le Parisien. Sur Facebook, la gendarmerie de Vendée s’est elle aussi scandalisée de constater un laisser-aller dans le respect des règles depuis que le trafic s’avère réduit. « Depuis le début du confinement, certains usagers profitent de la circulation faible pour s’exonérer des limitations de vitesse prescrites par le code de la Route », s’est-elle insurgée à raison.

Un jeu dangereux… et qui coûte cher

Il faut dire que les exemples d’incivilité, ou plutôt de crimes routiers, ne manquent pas. Le samedi 28 mars dernier, la Brigade motorisée de Palaiseau a ainsi arrêté un motard qui circulait à 251 km/h sur une route limitée à 90, près de Longjumeau. La gendarmerie, qui a déjà fort à faire à contrôler les attestations de ceux qui se déplacent, prévoit donc de renforcer ses contrôles dans les prochains jours.

Pour rappel, un excès de vitesse supérieur ou égal à 50 km/h expose le conducteur mal avisé à une amende de 1 500 euros, de même qu’une suspension du permis pendant trois ans, la confiscation possible du véhicule et l’obligation de suivre un stage de sensibilisation à la sécurité routière. En cas de récidive, l’addition se révèle encore plus salée puisque la contravention grimpe à 3 750 euros pouvant s’accompagner d’une peine de trois mois d’emprisonnement. Alors que ceux qui pensaient jouer les pilotes au risque de faucher des vies pendant que d’autres les sauvent réfléchissent à deux fois avant d’appuyer sur le champignon…

Mots clefs associés à cet article : Sécurité, Vitesse, Coronavirus Covid-19

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