Covid-19 : le mariage PSA-FCA contrarié ?

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Les effets du coronavirus sur l’économie, donc sur l’industrie automobile, pourraient selon plusieurs analystes avoir raison de la fusion entre le groupe français PSA et son homologue italo-américain FCA.

Le contexte économique lié à la crise santiaire du coronavirus pourrait contrarier les plans des deux groupes automobiles. (© PSA / FCA - Montage AM / A&E)
Le contexte économique lié à la crise santiaire du coronavirus pourrait contrarier les plans des deux groupes automobiles. (© PSA / FCA - Montage AM / A&E)

Le rapprochement entre FCA et le groupe Renault a échoué. En sera-t-il de même avec PSA ? Le doute s’immisce dans les milieux économiques et le secteur automobile, en pleine crise du Covid-19.

Alors que les usines des deux groupes automobiles sont à l’arrêt depuis plusieurs jours déjà en France, en Europe et plus généralement dans le monde, de nombreux analystes s’inquiètent de la forte chute de la valorisation boursière des deux entreprises et des conséquences que cela peut avoir sur l’accord de fusion signé par le groupe français et son homologue italo-américain en octobre 2019.

Actuellement, le groupe automobile français aux cinq marques (Citroën, DS Automobiles, Opel, Peugeot et Vauxhall) est valorisé 10,95 milliards d’euros, contre 22,5 milliards d’euros fin octobre, au moment de l’accord. De son côté, le groupe italo-américain, fort d’un portefeuille de neuf marques (Abarth, Alfa Romeo, Chrysler, Dodge, Fiat, Jeep, Lancia, Maserati et Ram Trucks), ne pèse plus que 9,64 milliards d’euros contre 20,74 milliards il y a cinq mois.

« Revoir les termes financiers de départ »

« Compte tenu de la situation économique, pour que la fusion se fasse, il faut revoir les termes financiers de départ », indique un proche du dossier cité par l’Agence France-Presse. «  Les hypothèses sur la valeur des sociétés, les projections de revenus et de ventes [...] doivent être réévaluées » abonde Karl Brauer, expert chez Kelley Blue Book, auprès de nos confrères.

Pour mémoire, lors de la signature du projet de fusion à 50/50, les deux constructeurs s’étaient engagés à verser à leurs actionnaires respectifs un dividende de 1,1 milliard d’euros.

En outre, FCA devait distribuer 5,5 milliards d’euros de dividende exceptionnel à ses actionnaires, tandis que PSA devait céder 46 % de Faurecia aux siens. Or la capitalisation de Faurecia a fondu d’un tiers (environ un milliard d’euros) depuis la signature de l’accord. Un phénomène accentué par la pandémie de coronavirus, qui a très fortement réduit les activités de l’équipementier français.

« Plus que jamais, cette fusion prend tout son sens dans le contexte que nous voyons jour après jour. Nos équipes continuent de travailler avec le même engagement », a fait savoir le groupe PSA auprès de l’AFP. « Dans le contexte d’une telle crise sanitaire, nous jugeons inapproprié de spéculer sur des modifications des conditions de l’accord », a commenté le constructeur. Les deux groupes automobiles s’étaient donné douze à quinze mois à compter de la signature de leur accord pour finaliser leur fusion. Ce qui renvoie à 2021.

Mots clefs associés à cet article : PSA, FCA - Fiat Chrysler Automobiles, Coronavirus Covid-19

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