Covid-19 : le marché automobile français déjà dans le dur à la mi-mars 2020

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Voici un point intermédiaire sur le marché français des véhicules particuliers neufs sur le début du mois de mars 2020, afin de prendre la mesure des dégâts provoqués par la crise sanitaire du coronavirus. D’ores et déjà, la filière réagit.

Le marché français du VN s'est effondré avant même les mesures de confinement. (DR / Dataneo)
Le marché français du VN s'est effondré avant même les mesures de confinement. (DR / Dataneo)

D’après les données transmises par Dataneo, au cumul des 12 premiers jours de mars 2020 (sur 22 jours ouvrés), le marché déplore un recul de 33,61 %, pour un total chétif de 59 489 immatriculations. Avant même le confinement, les effets de la crise sanitaire du coronavirus étaient violents. La demande devient logiquement totalement atone et désormais, les livraisons de véhicules n’ont plus lieu suite à la fermeture des show-rooms des groupes de distribution. Au niveau des marques, les chutes sont vertigineuses, variant de 18 % à plus de 70 %. A la fin mars, cette baisse des immatriculations pourrait très bien se situer entre 50 et 70 %. Les rares exceptions du moment (DS ou Tesla, par exemple) seront bientôt aussi caduques.

Un premier semestre d’ores et déjà sinistré

Depuis les mesures de confinement mises en place le 17 mars 2020, l’ensemble des show-rooms des distributeurs a fermé ses portes. Avant l’application de cette décision gouvernementale, l’inquiétude était déjà sensible et les journées portes ouvertes des 14 et 15 mars dernier pouvaient être déclarées comme nulles. Pourtant, chacun sait qu’elles sont essentielles pour les résultats du trimestre et même bien souvent du semestre, mars étant un mois historiquement fort pour le marché français. On parle ainsi en moyenne de 20 % à 30 % de commandes supplémentaires. Les constructeurs anticipent une très forte baisse des commandes pour les semaines à venir (de l’ordre de 75 % pour les 6 semaines à venir), avec une baisse du marché de l’ordre de 20 % au premier semestre et de 10 % sur l’ensemble de l’année (il ne s’agit que d’une perspective à ce jour, qui peut bien évidemment fortement évoluer dans le temps).

La filière automobile réagit avec promptitude

A l’issue de la réunion du Comité stratégique de la filière automobile qui s’est tenu le 17 mars 2020, Luc Chatel, président de la PFA rappelle qu’une cellule de crise est mise en place pour échanger en temps quasi réel les informations utiles pour permettre à chacun de prendre les décisions les plus pertinentes. Rappelons que les organismes professionnels, CNPA en tête, se sont rapidement organisés pour venir en soutien des acteurs de la filière aval de l’automobile.
En outre, il indique qu’un travail va être engagé dès à présent au sein de la filière pour proposer les modalités d’un plan de relance global et partager les conditions d’une reprise la plus efficace et rapide que possible.
En attendant l’heure exacte de la reconstruction post-Covid-19, on sait qu’il faudra plusieurs mois pour que les investisseurs réussissent à remettre leurs entreprises sur de bons rails.

Mots clefs associés à cet article : Marché France, Véhicule neuf (VN), Économie, Consommation - Consommateurs, Coronavirus Covid-19

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