Covid-19 : le marché automobile chinois disparaît !

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La Chine est paralysée par l’épidémie de coronavirus et le marché automobile en paye le prix fort, avec des ventes à – 92 % sur la première quinzaine de février 2020.

Sous l'effet de la crise sanitaire du coronavirus, le secteur automobile chinois est à l'arrêt. (© AFP 2020)
Sous l'effet de la crise sanitaire du coronavirus, le secteur automobile chinois est à l'arrêt. (© AFP 2020)

Quelque 4 900 voitures ont été vendues sur la période allant du 1er au 16 février 2020, contre près de 60 000 sur la même période de référence 2019, indique la Fédération chinoise des constructeurs de voitures individuelles (CPCA). Selon ses estimations, le recul des livraisons de voitures pourrait être de 70 % pour l’ensemble du mois de février, et de 40 % au cumul des deux mois de janvier-février.

Des concessionnaires tout simplement fermés

Un effondrement qui reflète la mise sous cloche de l’économie, en raison des mesures drastiques prises pour contenir l’épidémie : prolongation des congés du Nouvel an lunaire, fermeture imposée des magasins, mesures de confinement dans de nombreuses villes. « A travers les différentes régions, très peu de concessionnaires étaient ouverts, et la fréquentation était extrêmement basse, car seuls les clients soumis à des nécessités urgentes achètent un véhicule par temps d’épidémie », pointe la CPCA.

Incertitude sur la durée de la crise

Ce plongeon « sera temporaire, mais la durée de la reprise dépendra des mesures adoptées par les autorités dans les différentes régions » pour endiguer la propagation du virus, prévient la fédération. De fait, avec de nombreux ouvriers en quarantaine, la reprise de la production ne se fait encore que très progressivement et en ordre dispersé selon les constructeurs. Et ceux-ci sont par ailleurs confrontés aux restrictions de circulation, qui perturbent les acheminements de pièces détachées tout comme les livraisons des véhicules terminés.

Le premier marché mondial n’est plus aussi dynamique qu’avant

La province du Hubei, d’où s’est propagée l’épidémie et qui est coupée du monde depuis un mois par un drastique cordon sanitaire, est par ailleurs un centre majeur de l’industrie automobile chinoise. C’est le siège de Dongfeng, l’un des plus gros constructeurs chinois, et de très nombreux équipementiers y sont implantés, laissant redouter de sérieuses perturbations des chaînes d’approvisionnement du secteur. Selon l’Association chinoise des constructeurs automobiles (CAAM), autre grande fédération du pays, les ventes ont plongé de 18 % le mois dernier, à 1,94 million de véhicules (toutes catégories confondues). C’est leur 19e mois consécutif de repli. Le marché automobile chinois, le premier dans le monde, a enregistré en 2018 son premier repli depuis les années 1990 (- 2,8 %), avant de déplorer un repli plus marqué de 9,6 % en 2019, pénalisé par un vif assombrissement de la conjoncture économique sur fond de guerre commerciale sino-américaine.

(avec AFP)

Mots clefs associés à cet article : Immatriculations, Véhicule neuf (VN), Économie, Salon de Shanghai, Coronavirus Covid-19

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