Contrôle technique : nouvelles évolutions au 1er janvier 2019

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Dekra vient de faire le point sur les évolutions du contrôle technique. Depuis le 20 mai dernier, ce bilan de santé automobile s’est renforcé, en application d’une directive européenne de 2014 qui tend à harmoniser l’examen dans l’Union européenne. En 2019, le contrôle technique intégrera de nouveaux points comme la pollution.

Le contrôle technique va encore évoluer au 1er janvier 2019
Le contrôle technique va encore évoluer au 1er janvier 2019

Dans quelques mois, le contrôle technique va encore être renforcé. Directeur général de Dekra Automotive, Xavier Diry rappelle que les changements intervenus le 20 mai dernier avaient essentiellement pour objectif de se mettre en conformité avec une directive européenne de 2014 qui tend à l’harmonisation du contrôle technique dans l’Union européenne.

Le nombre de points de contrôle est passé de 123 à 133 et le nombre de défaillances qui peuvent être constatées, est désormais de 610 contre 410 auparavant. Au-delà de ces chiffres, c’est le classement en trois niveaux de ces défaillances qui est une vraie nouveauté.

Une défaillance mineure n’entraine pas de contre-visite, mais doit être réparée, une défaillance majeure laisse au propriétaire du véhicule deux mois pour réaliser les réparations et se soumettre à un nouveau contrôle. Pour ce qui des défaillances critiques, le véhicule ne peut rouler que jusqu’à minuit le jour du contrôle et la contre-visite doit être faite dans les deux mois.

Seulement 1,4% de "défaillances critiques"

Quelques experts avaient crié aux loups" et envisagé que le nombre de refus augmenterait de façon exponentielle notamment pour ce qui est des véhicules les plus anciens. La réalité, selon Dekra, est tout autre puisque le taux de défaillances entrainant une contre-visite est passé de 19,6 % pour l’année 2017 à 22,4 % pour les contrôles effectués depuis le mois de mai 2018.

Le taux de "défaillances critiques" n’est guère élevé, 1,4 % de l’ensemble des refus. Plus intéressant, ce sont des points relativement faciles à repérer pour l’utilisateur d’un véhicule (à condition qu’il l’entretienne) qui sont en cause. Il s’agit en premier lieu des pneumatiques (14 % des "défaillances critiques"), de l’efficacité du frein de stationnement (11 %) et de l’état et du fonctionnement des feux stop (9 %).

À noter que le nouveau contrôle technique s’intéresse davantage aux émissions polluantes. Depuis le 20 mai 2018, le niveau des émissions du moteur thermique des véhicules hybrides fait ainsi l’objet d’un contrôle tandis que sont mesurées, pour l’ensemble des véhicules essence, les émissions de CO, CO2, HC et O2 et pour les véhicules diesel, l’opacité des fumées, les plus récents d’entre eux (Euro 6) ne devant pas dépasser le seuil de 0,7 m-1 (vs 1,5 m-1 pour les véhicules mis en circulation depuis 2012).

Renforcer le côté préventif du contrôle technique

En janvier 2019, le contrôle technique continue à évoluer. Les changements résultent cette fois de la mise en œuvre de la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte du 18 août 2015 (dite "loi Royal").

Les objectifs poursuivis s’inscrivent en droite ligne de la lutte contre les émissions polluantes menées par les pouvoirs publics depuis plusieurs années. Il s’agit de renforcer le contrôle des polluants atmosphériques avec le contrôle des NOx et des particules, mais aussi, à terme car les moyens techniques ne sont pas encore disponibles, les particules fines issues de l’abrasion.

Pour ce faire, les contrôleurs devront utiliser des opacimètres conformes à la norme NFR 10-025 (version 2019) qui modifie les méthodes de mesure et la température des gaz. Ils devront s’appuyer, pour leurs constatations, sur de nouvelles valeurs limites issues de la réception et l’homologation des véhicules. Les enjeux ? La détection des "défapages" (la suppression des filtres à particules), des défauts d’entretien et d’une usure du système de dépollution.

Ce renforcement du contrôle technique aura un impact sur le taux de "défaillances critiques" constatées. En particulier pour ce qui est de l’opacité des fumées. Selon Rémi Courant, Directeur technique et qualité de Dekra Automotive, il ne devrait cependant pas dépasser 5 à 7 % en 2019.

Il est à noter enfin qu’à la suite du contrôle du diagnostic embarqué (OBD), le relevé des "codes défauts" figurera, dès le 1er janvier 2019, sur le procès-verbal du contrôle technique en particulier pour ce qui est des défauts liés au système de dépollution.

Pour les experts de Dekra, il s’agit de renforcer le côté préventif du contrôle technique  : le propriétaire du véhicule -ou plus précisément le garagiste auquel il le confie pour sa maintenance- pourra réparer l’organe défectueux évitant ainsi la constatation d’une "défaillance majeure" ou "critique" au contrôle technique suivant.

Mots clefs associés à cet article : Contrôle technique, Union européenne, Dekra, Loi de Transition énergétique

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