Contrôle technique : la date butoir ramenée au 23 juin

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Mauvaise nouvelle : alors qu’avec le confinement, un allongement de trois mois avait été accordé pour les contrôles techniques, l’échéance vient d’être révisée par le gouvernement. Les automobilistes ont jusqu’au 23 juin pour mettre leur véhicule en règle… malgré la surcharge de l’agenda des centres de maintenance !

Le groupe SGS réclame ainsi au gouvernement de repousser cette date du 23 juin jusqu’à la fin du mois de juillet au moins. © Clotilde Gaillard
Le groupe SGS réclame ainsi au gouvernement de repousser cette date du 23 juin jusqu’à la fin du mois de juillet au moins. © Clotilde Gaillard

Voilà un rétropédalage dont les pouvoirs publics ne se sont pas vantés. Et pour cause : la décision risque de susciter la grogne des professionnels comme des particuliers. Par l’ordonnance n°2020-560, publiée le 14 mai, le délai de trois mois initialement accordé aux détenteurs d’une voiture à cause du confinement vient en effet d’être raccourci drastiquement. Ainsi, si le contrôle technique de votre véhicule est arrivé à échéance depuis le 14 mars, vous avez désormais jusqu’au 23 juin inclus pour régulariser votre situation. Et c’est tout ! Au-delà, l’expiration de cette date de validité vous ferait encourir une amende de 135 euros et une immobilisation de votre véhicule. Sauf que ce sursis d’un mois, découlant du fait que la fin de l’état d’urgence sanitaire serait à présent fixée au 10 juillet, n’arrange personne…

Une sentence en dehors des réalités de la saturation des réseaux

Cette nouvelle date butoir des contrôles techniques va donc obliger bon nombre d’automobilistes à prendre rendez-vous de toute urgence dans les ateliers et centres de maintenance. Venant tout juste de rouvrir, ceux-ci menacent déjà de ne pas pouvoir faire face à l’affluence des demandes. D’autant que les normes d’hygiène et les protocoles sanitaires à respecter induisent un temps d’activité supplémentaire à passer sur chaque véhicule. Une situation complexe face à laquelle le groupe SGS, propriétaire de Sécuritest et Auto Sécurité, a tiré la sonnette d’alarme. « Nous ne voyons pas comment il est raisonnable de penser que nous serons en mesure d’accueillir tous les automobilistes qui doivent l’être d’ici au 23 juin, avec les précautions sanitaires actuelles […] Rien qu’au niveau des centres Auto Sécurité et Sécuritest, nous aurons 2,9 millions de véhicules à contrôler entre ce jour et le 23 juin », déplore la direction de l’entreprise.

Estimant que ce seront plus de 3 millions de contrôles qui ne pourront être effectués par l’ensemble du réseau dans le temps imparti, le groupe SGS – représentant 30 % du marché – réclame ainsi au gouvernement de repousser cette date du 23 juin jusqu’à la fin du mois de juillet au moins. Une requête pleine de bon sens qui mériterait une réponse adéquate… À moins que la sécurité des automobilistes ne soit pas la véritable raison ayant motivé ce changement soudain et prenant de court les principaux intéressés.

Mots clefs associés à cet article : Entretien, Contrôle technique, Gouvernement, Coronavirus Covid-19

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