Comment les gestionnaires de flottes envisagent l’évolution de leurs parcs ?

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L’édition 2021 du Baromètre des flottes et de la mobilité de l’Arval Mobility Observatory vient d’être publiée. Bonne nouvelle : « la crise de la Covid-19 n’a pas ralenti les mutations en cours en matière de transition énergétique ou d’adoption de nouvelles solutions de mobilité », soulignent ses auteurs.

image d'illustration © L'Automobile & L'Entreprise
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Ce n’est pas une surprise, la crise née de la pandémie de Covid-19 a profondément affecté le marché automobile mondial. En France, le marché national a décroché de 25,5 % entre 2019 et 2020 tandis que le marché flottes a limité la casse en reculant seulement de 16,5 %.

Ces données reflétant la mauvaise santé de l’industrie automobile ont déjà été commentées, aussi, la nouvelle édition du Baromètre des flottes et de la mobilité de l’Arval Mobility Observatory - réalisé en partenariat avec l’institut Kantar auprès de 300 entreprises en France et 4 443 entreprises en Europe ayant au moins un véhicule en parc - s’attache à comprendre comment a été vécue cette période par les gestionnaires de flottes et quels sont leurs plans pour l’avenir. Selon ses auteurs, il en ressort cinq grands enseignements à découvrir ci-après.

Les parcs vont grossir

Cela peut paraître surprenant et pourtant... « 1 gestionnaire de flotte sur 2 anticipe une augmentation de son parc automobile dans les trois prochaines années » selon l’Arval Mobility Observatory (ex-Observatoire du véhicule d’entreprise). En clair, contrairement à ce que l’on pourrait penser, le phénomène de rationalisation des parcs (mutualisation de véhicules, développement de l’autopartage...) pourtant annoncé de longue date n’aura sans doute pas lieu.

Bien sûr, quelques structures vont réduire la voilure en matière de véhicules d’entreprise « en raison de l’impact de la crise sanitaire, d’une baisse de l’activité mais aussi de la mise en place de solutions de mobilité alternatives ou d’une démarche RSE ». Mais pour l’immense majorité des sociétés sondées, leurs parcs sont appelés à se déployer, là encore, en réponse à la crise sanitaire. 31 % des répondants avançant « la nécessité de fournir un moyen de déplacement sûr à leurs employés ».

La transition énergétique est une réalité concrète

Poussé par la loi de Transition énergétique et la loi d’Orientation des mobilités, le renouveau énergétique des flottes d’entreprise est sur la bonne voie. En France « 57 % des responsables de flottes déclarent utiliser au moins une technologie alternative, contre 30 % en 2020 et 42 % pour l’Europe ». Mieux, 80 % des sondés songent à utiliser au moins une énergie alternative d’ici trois ans.

L’Arval Mobility Observatory précise que l’hybride et l’hybride rechargeable « enregistrent chacun un potentiel de 7 entreprises sur 10 utilisatrices d’ici 3 ans. Contre 4 sur 10 il y a un an. [...] Le 100 % électrique progresse aussi et pourrait être utilisé par 2/3 des entreprises en 2023 ». Une évolution en partie due à l’offre qui s’est étoffée ainsi qu’aux services associés dont les marchés se structurent (carte de paiement, bornes de recharge ...).

L’acceptation des nouvelles mobilités

À la question du déploiement de nouvelles solutions de mobilité professionnelles, il ressort que « quasiment toute les solutions utilisées progressent nettement. Cependant, les plus dynamiques sont celles qui répondent le mieux à la crise sanitaire actuelle ».

Le “budget mobilité” a été déployé par 45 % des gestionnaires interrogés (contre 13 % en 2020). La location privée par 37 % des sondés. L’autopartage d’entreprise par 42 % des répondants. Enfin, l’usage des transports en commun continue à être encouragé par les gestionnaires de flottes dont le poste se transforme de plus en plus en gestionnaire des mobilités.

Les flottes sont - enfin - connectés

« Comme pour le reste de l’Europe, la France connait une adoption importante des véhicules connectés : 60% pour les flottes de véhicules particuliers et 53 % pour les flottes de VUL. ». L’adoption des outils de télématique répond à plusieurs problématiques parmi lesquelles : la nécessité de réduire les coûts (40 %), la sécurité des conducteurs (44 %), la réduction des utilisations non autorisées (48 %) et le déploiement de l’autopartage (39 %).

La LLD séduit toujours plus

La location longue durée est depuis de nombreuses années « le » mode de financement privilégié par les entreprises pour acquérir leurs véhicules. Une solution qui séduit même les structures jusqu’alors les plus réticentes. « 76 % des entreprises affirment vouloir y recourir dans les trois ans à venir contre 50 % l’an dernier et 44 % en 2019 » est-il indiqué dans le Baromètre. Et cette formule n’est plus uniquement l’apanage des grandes entreprises puisque 50 % des TPE envisagent d’y recourir, comme 88 % des PME.

Mots clefs associés à cet article : Observatoire, Arval Mobility Observatory

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