Comment gérer l’après prime à la casse ?

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Soutenir le marché certes, mais cela coûte cher ! Le gouvernement français a constaté l’efficacité de la prime à la casse, qui a permis de conforter le marché. Mais cette mesure, qui a parfaitement joué son rôle “d’amortisseur” de crise, a aussi fait souffrir les finances publiques. De décembre 2008 à mai 2009, près de 175 000 véhicules en ont bénéficié en France. Et cette disposition est prévue pour perdurer jusqu’à la fin de cette année. Le gouvernement se demande à présent comment en sortir sans provoquer un effondrement du marché automobile français. Une question kafkaïenne ! Déjà, par le passé, l’arrêt des dispositifs “juppettes” et “baladurettes” s’était soldé par un recul brutal des ventes. Pour éviter qu’un tsunami commercial ne survienne, l’État pourrait décider de maintenir un peu plus longtemps cette mesure et cherche d’autres aménagements permettant une sortie moins traumatisante. Une prime “allégée”, d’un montant moins élevé, pourrait prendre la suite de la prime actuelle. Pour le moment, Luc Chatel, secrétaire d’État chargé de la Consommation et de l’Industrie, a mis en place un prêt bonifié pour l’achat de véhicules décarbonés. Cette mesure, dotée de 250 millions d’euros, devrait permettre de soutenir un peu l’industrie automobile.

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