Comment Paris entend réguler les nouvelles mobilités sur son territoire

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La ville de Paris vient d’annoncer de nouvelles mesures visant à davantage encadrer l’essor des nouvelles mobilités sur son territoire. Ces mesures, concernant essentiellement les opérateurs en free floating, seront soumises au vote du Conseil de Paris.

Les trottinettes sont dans le viseur de la mairie de Paris.
Les trottinettes sont dans le viseur de la mairie de Paris.

Face à l’usage croissant des nouvelles sources de mobilité, la mairie de Paris entend éviter l’anarchie. Ainsi, l’exécutif parisien vient de dévoiler ses pistes pour mieux encadrer le développement et l’usage des services de location de scooters, vélos ou trottinettes en libre service.

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Parmi les solutions envisagées figure la création d’une redevance applicable aux opérateurs qui exercent ou souhaitent exercer leur activité sur le territoire parisien. « Avec cette redevance, un cadre est posé pour réguler l’espace public et mieux contrôler le flux des nouveaux entrants, qui n’étaient jusqu’ici pas tenus de se manifester auprès de la mairie avant leur installation », indique la ville de Paris dans un communiqué.

Création d’une redevance et de places de stationnement spécifiques

Selon l’exemple présenté par la municipalité, « un opérateur ayant une flotte entre 1 et 499 engins devrait s’acquitter d’une redevance de 20 euros par engin sans motorisation ou doté d’une assistance électrique, de 50 euros par engin de déplacement personnel à motorisation électrique non immatriculé [les trottinettes, ndlr], de 60 euros par véhicule électrique immatriculé et de 120 euros par véhicule thermique à deux ou trois roues immatriculé ». Très détaillée, cette proposition sera soumise début avril au vote du Conseil de Paris.

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En parallèle, la municipalité entend matérialiser des places de stationnement spécifiques à ces nouveaux engins de déplacement. Alors qu’environ 15 000 scooters, vélos et autres trottinettes seraient actuellement mis à disposition des Parisiens, beaucoup de ces équipements (vélos et trottinettes) sont souvent mal stationnés lors de leur restitution ; il n’est pas rare de les trouver au milieu des trottoirs ou des places publiques par exemple.

Pour y remédier, des emplacements vont être réservés sur la voirie. Matérialisés dans un premier temps dans les arrondissements du centre-ville, ils pourraient être dupliqués dans tout Paris ultérieurement.

Davantage de verbalisation

Enfin, comme l’a indiqué Emmanuel Grégoire, le premier adjoint à la maire de Paris, sur l’antenne de BFM Paris, les usagers vont davantage être contrôlés et verbalisés. « Tout comportement dangereux fera l’objet d’une amende de 135 euros. Nous allons intensifier les verbalisations », a-t-il prévenu.

La circulation des vélos, trottinettes et scooters sur les trottoirs de la capitale est notamment dans le viseur des agents verbalisateurs. « Les trottoirs appartiennent aux piétons. Les trottinettes, vélos et scooters sur les trottoirs posent un problème de sécurité. Ils n’y ont pas leur place, pas plus pour circuler que pour stationner », a rappelé l’élu.

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Mots clefs associés à cet article : Mobilité durable, CityScoot, Nouvelles mobilités, Micro-mobilité, Loi d’orientation des mobilités (LOM), Mobilités, Lime

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