CO2 : vers un durcissement des objectifs de réduction des émissions ?

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Fixés à 15 % pour 2025 et à 30 % d’ici à 2030 par l’Europe, les objectifs de réduction des émissions de CO2 pourraient être durcis. C’est en tout cas ce que laisse présager l’adoption d’un nouveau texte par la commission de l’environnement du Parlement européen.

La commission en charge de l’environnement au Parlement européen a adopté hier, lundi 10 septembre, sa position sur les futures normes d’émissions de CO2 pour lutter contre le réchauffement climatique. Les eurodéputés socialistes et radicaux se félicitent de ce vote, qui désavoue celui de la commission transports du 10 juillet dernier.

Les députés ont ainsi exprimé leur soutien à une réglementation prévoyant une réduction de 45 % des émissions de CO2 pour les voitures particulières et véhicules utilitaires légers (VUL) à l’horizon 2030. Elle fixe en outre un objectif intermédiaire de 20 % d’ici à 2025. Cette feuille de route ambitieuse pour les États membres de l’UE contredit le projet initial de la Commission européenne, qui prônait une réduction de 15 % des émissions de dioxyde de carbone d’ici à 2025 et de 30 % d’ici à 2030.

Priorité à l’environnement et la santé

« Contrairement au vote de la commission transports, l’environnement et la santé des Européens sont passés devant les préoccupations économiques de court terme » argumente Christine Revault d’Allonnes-Bonnefoy, présidente de la délégation socialiste française qui a participé au vote. Qui poursuit : « Réduction des émissions, contrôle du respect des normes par les constructeurs automobiles, création d’une Agence européenne des transports terrestres : la commission environnement a su faire preuve d’ambition. »

Si le Parlement européen approuve le mois prochain cette réglementation, des discussions acharnées sont prévisibles entre les vingt-huit États membres pour la traduire en un texte contraignant.

Une menace pour les emplois et la croissance ?

« L’objectif de réduction des émissions de dioxyde de carbone proposé par les députés européens est irréaliste et menace les emplois et la croissance », a réagi de son côté l’ACEA (Association des constructeurs européens d’automobiles). Selon elle, les infrastructures de recharge des véhicules électriques et le marché ne sont pas suffisamment développés pour permettre un passage rapide aux véhicules à faibles émissions. « Cette transition doit être réalisée à un rythme qui est gérable. Ceci est vital non seulement pour notre industrie et ses salariés, mais aussi pour les consommateurs », poursuit l’association.

Mots clefs associés à cet article : CO2, Environnement

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