CO2 : une date très attendue pour la fin des véhicules essence et diesel en Europe

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Un nouveau projet de réduction des émissions polluantes pour les véhicules légers doit être dévoilé d’ici à juin prochain par la Commission européenne. Il s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du Green Deal. Les constructeurs réclament un « véritable accord » entre l’industrie et l’UE.

© Commission européenne
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En décembre dernier, l’Europe a décidé de renforcer ses objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre. D’ici à 2030, elles devront diminuer de 55 % par rapport au niveau observé en 1990. Un objectif stratégique qui, pour être tenu, doit passer par la révision du projet de réduction du CO2 émis par l’automobile. Si plusieurs pays, comme la France, se sont déjà engagés à interdire la vente des véhicules thermiques, Bruxelles devrait ainsi rapidement donner un cadre européen global en fixant une date précise pour en finir avec les voitures et les VUL roulant uniquement aux énergies fossiles.

Un cadre européen nécessaire

Début mars, des ministres de neuf pays* ont fait parvenir une lettre conjointe à Frans Timmermans, vice-président exécutif en charge du pacte vert européen. Dans ce courrier, ils ont exprimé leur souhait d’une position claire de l’Europe sur la fin des voitures particulières et des utilitaires essence et diesel. Un cadre plus que nécessaire sur lequel pourraient également se reposer les constructeurs automobiles.

Car pour le moment, chacun y va de sa proposition et le flou règne. Lors de son audition le 13 janvier dernier par l’Assemblée nationale, Pascal Canfin, président de la commission de l’environnement, de la santé publique et de la sécurité alimentaire du Parlement européen, avait notamment annoncé que «  la proposition de la Commission consistera à ce qu’en 2035 il ne soit plus possible de commercialiser d’autres véhicules que les véhicules électriques. » Cela voudrait dire que l’Europe pousserait finalement la France à aller plus vite que prévu sur la fin de vente des véhicules thermiques qui rappelons-le a été programmée à l’horizon 2040 par la Loi d’Orientation des Mobilités (LOM) de décembre 2019 et dont un point d’étape doit être discuté dans le cadre du projet de loi Climat.

Les constructeurs réclament un « véritable accord » entre l’industrie et l’UE

Sous l’égide de l’Association européenne des constructeurs d’automobiles (ACEA), les P-DG des constructeurs automobiles européens ont rencontré la semaine dernière le vice-président de la Commission européenne chargé du Green Deal européen. « Les décideurs politiques de l’UE et l’industrie automobile partagent la vision du Green Deal européen sur la neutralité climatique d’ici à 2050, a déclaré Oliver Zipse, président de l’ACEA et P-DG de BMW. Mais le Green Deal doit être à la hauteur de son nom ; nous avons besoin d’un véritable “accord” entre notre industrie et les gouvernements de l’UE pour atteindre l’objectif primordial consistant à réduire les émissions de CO2 du secteur des transports. Sur cette voie, chaque technologie disponible doit jouer son rôle. » Et de rappeler : « Nous apportons la technologie requise sur le marché à un rythme très rapide et nous nous engageons à fournir davantage de véhicules à émissions nulles. Mais nous avons besoin que les gouvernements fournissent l’infrastructure de recharge et de ravitaillement nécessaire pour les alimenter au même rythme élevé. Nous sommes heureux que Frans Timmermans ait reconnu que ces tâches sont intrinsèquement interconnectées ».

*L’Autriche, la Belgique, le Danemark, la Grèce, l’Irlande. Ainsi que la Lituanie, le Luxembourg, Malte et les Pays-Bas

Mots clefs associés à cet article : Essence, Diesel, Véhicule électrique, CO2, Union européenne, Marché Europe, Commission Européenne, Indemnité kilométrique, Loi Climat

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