Bonus écologique : l’Avere-France demande le maintien à 6 000 euros pour les flottes

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« Les entreprises sont essentielles pour démocratiser la mobilité électrique car elles permettent aujourd’hui d’alimenter le marché de l’occasion », argumente l’organisme.

Bonus écologique : l'Avere-France demande le maintien à 6 000 euros pour les flottes

À quelques jours de la publication du décret précisant les modalités et le montant du bonus écologique pour les véhicules électriques, l’Avere-France s’inquiète des scénarios envisagés par le Gouvernement. Dans un courrier soutenu par vingt signataires représentant la filière automobile, la location longue durée, ainsi que les associations d’utilisateurs et les entreprises engagées dans le verdissement de leur flotte, elle alerte le Premier ministre.

Pour mémoire, alors que la loi d’orientation des mobilités (LOM) fixe des objectifs de décarbonation du transport et de verdissement des flottes, le bonus écologique alloué aux personnes morales, autrement dit aux entreprises et aux collectivités, pourrait baisser de moitié en 2020, passant de 6 000 à 3 000 euros. Une stratégie qui va « à contre-courant de la dynamique initiée », estime l’Avere qui pointe du doigt « le risque d’avoir un effet négatif sur l’électrification des flottes et sur la transition des particuliers vers une mobilité plus durable ». Pour l’organisme, « un maintien temporaire du bonus écologique est donc nécessaire tant que la parité des coûts entre thermique et électrique n’est pas atteinte et ce, afin d’assurer la transition vers l’électromobilité dans les meilleures conditions pour tous. La trajectoire de ce dispositif de soutien devra suivre l’évolution des coûts en incluant ceux de l’infrastructure de recharge ».

Notons qu’à ce jour les entreprises représentent 63 % du volume des ventes de véhicules particuliers électrifiés et 98 % des ventes de véhicules utilitaires. Une division par deux du niveau de soutien menace donc directement le marché de l’occasion électrique, alors que celui-ci commence à peine à émerger.

Le prix des VE reste un frein majeur au verdissement des flottes

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Car le coût des véhicules électriques reste un réel frein pour les personnes morales. Selon la dernière étude exclusive de L’Automobile & L’Entreprise, en partenariat avec Total Fleet, le prix demeure le critère n° 1 dans le choix d’un véhicule pour 72 % des gestionnaires de flotte interrogés, loin devant les critères de sécurité et de confort (55 %) ou encore de performance écologique (48 %). Les responsables de parc sont d’ailleurs 67 % à estimer que le prix des véhicules électriques constitue aujourd’hui un frein au verdissement de leur parc, et la baisse des tarifs est considéré à 68 % comme le premier levier à actionner afin de favoriser l’acquisition de véhicules à faibles émissions.

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«  L’atteinte des objectifs de verdissement des flottes des entreprises et des collectivités fixés dans la loi d’orientation des mobilités ne pourra donc se réaliser qu’avec un coût total de possession favorable au véhicule électrique sur la durée de détention du véhicule en entreprise », insiste alors l’Avere-France.

Mots clefs associés à cet article : Véhicule électrique, Bonus-malus, Marché Flottes

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