Audi A1, bien sous tous rapports… sauf pour le prix !

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Fabriquée à Bruxelles, dans l’usine Volkswagen, l’Audi A1 permet à la marque aux anneaux de s’implanter sur le segment des petites compactes de moins de 4 mètres. L’Audi A2 avait déjà tenté sa chance, mais ce ne fut pas un succès. Le constructeur allemand a ainsi revu sa copie pour mettre sur le marché sa toute nouvelle A1, qui est bel et bien une Audi et reprend les gènes de la marque même si, vue du seul arrière ou de trois quarts arrière, ce n’est pas aussi évident.

Avant tout bien finie

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Mais de face, on ne peut se tromper : la présence des quatre anneaux, de la ligne caractéristique soulignant les feux et de la nouvelle calandre aux coins supérieurs tronqués ne laisse planer aucun doute. Eh oui, l’A1 est la petite nouvelle de la série qui vient affronter, au vu de ses équipements, de son prix et de son statut “supérieur” des modèles du type DS3 et autres Polo Sportline ou Fiesta Ghia.
Esthétiquement réussie, notamment en version arches peintes dans une autre couleur que celle de la carrosserie (+ 350 euros et limité à 30 % de la production), l’Audi A1 affiche dans ses 3,95 m de long une silhouette aux lignes ni trop tendues ni trop arrondies.

Des options coûteuses

Une fois la porte ouverte (lumière blanche des lampes à LED) et assis derrière le volant, l’on peut vérifier d’un geste de la main que les matériaux sont de qualité et bien ajustés. En revanche, l’accès aux deux seules places arrière se révèle un peu plus compliqué surtout si l’on mesure plus de 1,75 m. Autre critique, le pare-brise avant comme la lunette arrière sont très inclinés. Si cela ne gêne en rien la visibilité sur l’arrière, ce principe, ajouté à une ceinture de caisse assez haute, donne l’impression de regarder vers l’avant à travers une espèce de meurtrière.

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Le pare-brise mériterait donc de revenir plus en arrière comme sur la C3, par exemple.
Si l’équipement de base ne laisse pas à désirer, il reste compliqué de faire ses choix entre les multiples et coûteuses options et la liste des packs qui ne réunissent pas nécessairement toutes les options que l’on souhaiterait… Certes, il est vrai que le choix c’est la liberté, mais celle-ci a un prix… non négligeable en l’occurrence.

Bon châssis et choix de motorisations

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Moteur donc ! Et même si l’on préfère les nouveaux et talentueux petits moteurs essence à injection directe et turbocompresseur d’aujourd’hui, les règles fiscales nous poussent à opter pour la version 1.6 l TDI , il est vrai pourvue d’un filtre à particules. La version 105 ch associée à une boîte manuelle à 5 rapports emporte sans problème les 1 140 kg de l’A1 jusqu’à 190 km/h.
Car pour réduire au minimum la consommation, quantité de matériaux allégés constituent le véhicule. Un bon équilibre des masses a été trouvé (61 % sur l’avant), et trois types de suspensions sont disponibles. La direction est électro-hydraulique assistée en fonction de la vitesse. L’A1 est par ailleurs équipée, outre du classique ABS et de nombreux airbags, de l’ESP avec blocage électronique du différentiel. L’ensemble lui procure une très bonne tenue de cap sans pour autant handicaper son rayon de braquage. Un Stop & Start avec récupération d’énergie dans les phases de décélération parachève le tout pour gagner encore 5 à 10 g/km de CO2.

Chère mais recherchée !

Une Audi, c’est une Audi. Cela se doit d’être bien fini, bien équipé et cher, un peu comme les ordinateurs du monde Apple… L’A1 ne déroge pas à cette règle et, si l’on s’en tient aux intentions de commandes, celle qui permet l’accession à la marque aux anneaux est plutôt bien partie, tout au moins dans le grand public.
Pour ce qui est des entreprises, où TCO et valeur résiduelle priment, il risque d’en être autrement. En effet les gestionnaires de parcs et autres services achats sont certainement prêts à confier des Audi A3 à leurs commerciaux,

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des A4 à leurs managers, voire des A6 à leurs cadres dirigeants, mais surpayer pour une Audi face à des Clio ou C3 fortement remisées, ce n’est pas gagné… Avec une très bonne valeur résiduelle (proportionnelle tout de même à un prix d’acquisition élevé), l’Audi A1 affiche un TCO relativement raisonnable, ce qui augure tout de même une pénétration intéressante dans le secteur des entreprises.

Mots clefs associés à cet article : Audi, Citadine

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