Arval expérimente les navettes autonomes

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Lundi 27 janvier, la filiale du groupe BNP Paribas spécialisée dans la location de véhicules d’entreprise, a présenté sa nouvelle recrue : EVAA. Ce minibus autonome effectuera, à partir de ce printemps, la navette entre son site de Rueil-Malmaison et la gare RER.

D’une capacité de douze personnes, dont six assises, la navette EVAA devrait voir son expérimentation d’un an débuter courant mars 2020. (© Arval)
D’une capacité de douze personnes, dont six assises, la navette EVAA devrait voir son expérimentation d’un an débuter courant mars 2020. (© Arval)

EVAA (pour Expérimentation de Véhicules Autonomes d’Arval) n’est pas bien grande, et pourtant ils sont nombreux à placer en elle des espoirs de taille. À commencer par la société Arval, qui a investi quelques centaines de milliers d’euros dans le projet de cette navette autonome. Mais aussi la RATP et la start-up toulousaine EasyMile, prestataires partenaires, ou encore la ville de Rueil-Malmaison. Selon son maire, Patrick Ollier, celle-ci a en effet débloqué 238 000 euros en aménagements urbains pour permettre à EVAA de circuler dans ses rues.

Un test pour la société, un confort pour ses salariés

Fabriqué par le groupe Ligier pour le compte d’EasyMile, ce moyen de locomotion inédit et 100 % électrique aura pour but de conduire, dans un premier temps, les collaborateurs d’Arval depuis la gare du RER A de Rueil-Malmaison jusqu’au siège de la société, 900 mètres plus loin. D’une capacité de douze personnes, dont six assises, la navette EVAA devrait voir son expérimentation d’un an débuter dans le courant du mois de mars.

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© Clotilde Gaillard

Actuellement rechargée la nuit dans les locaux voisins de la RATP (puis, à l’avenir, via des bornes installées sur le site d’Arval), bénéficiant d’une autonomie de 10 à 12 heures et évoluant à une vitesse de 10 à 20 km/h, EVAA apporte toutefois moins un gain de temps qu’un gage de confort pour ses usagers, notamment ceux à mobilité réduite.

S’inscrire dans le futur… et dans les normes de la LOM

Du fait de leur mise en service sur route ouverte, les deux navettes autonomes d’Arval circuleront toujours avec un agent à bord, garantissant la sécurité du trajet. Mais ce nouveau mode de transport, déjà testé sur les routes de Vélizy- Villacoublay (Yvelines) avec Milla, semble tellement convaincre la municipalité que Patrick Ollier n’exclut pas de le généraliser à toute la ville de Rueil-Malmaison. Et ce, « afin que les salariés isolés dans cette zone de bureaux puissent accéder aux commerces du centre-ville plus facilement », imagine-t-il, pragmatique.

De son côté, Arval espère que ces navettes autonomes seront un vecteur d’attractivité à l’embauche de nouveaux collaborateurs. L’entreprise, leader de la LLD aux sociétés, se félicite également d’intégrer cette innovation dans ses services de mobilité déjà déployés, tels que le covoiturage ou le vélo-partage. En plus de s’inscrire dans la nouvelle signature du groupe « For the many journeys in life » (« Pour tous les voyages du quotidien »), la navette autonome EVAA concrétise également la coordination des efforts entre acteurs publics et privés pour faire naître une nouvelle façon de se déplacer. Or « c’est ce genre de solution, tendant à se multiplier, qu’appelle la LOM » certifie Ferréol Mayoly, directeur général d’Arval France.

Quant à la RATP, à l’initiative partagée du projet EVAA, elle ne se dit pas inquiète de la concurrence de ces navettes autonomes, y voyant plutôt un « complément » de ses propres services pour le dernier kilomètre et le cœur de ville. De plus, le nombre de passagers pouvant être transportés au sein de ses navettes ne rivalisera jamais avec le « mass trafic » que représentent encore les lignes de bus, de métro ou de RER.

Mots clefs associés à cet article : Arval, Véhicule électrique, Mobilité durable, Véhicules autonomes, Location en longue durée (LLD)

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