Arval détaille sa vision du processus d’électrification des véhicules

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Dans un livre blanc au titre explicite : En avant toute vers les véhicules électriques, Arval analyse les conditions qui doivent permettre d’accélérer le processus de transition du parc automobile vers les véhicules électriques.

DR : Arval
DR : Arval

Arval Consulting publie un livre blanc En avant toute vers les véhicules électriques, expliquant quels sont les leviers nécessaires à l’essor des VE et à une transition énergétique d’envergure. Les équipes d’Arval précisent que ce livre blanc a été réalisé avant la crise du Covid-19, mais que les pistes et les conclusions proposées restent valables.

« En 2018, les moteurs à combustion interne pure (MCI) représentaient encore 95 % des voitures particulières immatriculées en Europe. Dans les cinq prochaines années, la tendance s’inversera nettement puisque les véhicules électriques composeront presque 50 % du marché d’ici à 2025 et plus de 70 % d’ici à 2030. Cette transition de l’essence et du diesel vers l’électrique sera aussi radicale que la chute du diesel de ces dernières années », peut-on lire en préambule. Pour garantir la rapidité de cette transition, cinq facteurs clés sont identifiés.

Les contraintes réglementaires vont faire exploser l’offre des constructeurs


Tout d’abord, « la réglementation européenne qui oblige les constructeurs automobiles à investir massivement dans une technologie plus propre. D’ici à 2021, les constructeurs automobiles pourront recevoir de lourdes amendes s’ils ne respectent pas les objectifs de réduction des émissions de carbone ». Par ailleurs, « le coût de la réglementation fait grimper celui des véhicules MCI, tandis que la baisse du coût des batteries et la disponibilité croissante de véhicules électriques à batterie (VEB) attractifs rendent cette option préférable. Ainsi, le nombre total de véhicules hybrides rechargeables, de véhicules électriques à batterie et, dans une moindre mesure, de véhicules électriques à pile à combustible devrait passer de 100 modèles aujourd’hui à 214 en 2021 et à 325 d’ici à 2025 ». À cet égard, on peut rappeler que 2020 marque l’ouverture du cycle d’une offre électrifiée enfin significative chez les constructeurs, en lien direct avec la pression réglementaire. En Europe, la crise du Covid-19 et ses lourdes conséquences économiques n’ont pas entraîné de report des réglementations, et la Commission européenne comme le Gouvernement français ont martelé que le verdissement faisait partie intégrante des plans de relance.

De surcroît, ces réglementations peuvent être amplifiées par les décisions des grandes villes. « Les problèmes de réputation, malgré les nettes améliorations apportées aux véhicules diesel et, plus généralement, aux véhicules MCI, ne disparaîtront pas. Des zones à faibles émissions (ZFE) continueront d’être mises en place dans les villes et interdiront aux véhicules diesel, voire à tous les véhicules MCI, de circuler. Elles devraient voir le jour dans certaines agglomérations d’ici à 2025 », pointent les équipes d’Arval Consulting. En France, si Paris cristallise l’attention médiatique, on sait d’ores et déjà que 19 collectivités se sont engagées pour la qualité de l’air.

Des aides pour encourager la vente de VE existent dans presque tous les pays européens

En outre, « la multiplication considérable des stations de recharge et les nombreux véhicules électriques neufs à batterie qui disposent aujourd’hui d’une autonomie réelle de plus de 300 kilomètres, voire 500 kilomètres, dissipent l’angoisse de la panne. »
Enfin, « des mesures fiscales visant à encourager les ventes de véhicules électriques sont prévues dans 24 des 28 états de l’Union européenne. Bien que seuls 12 membres de l’UE offrent des bonus ou des primes à l’achat, la majorité des pays accordent des réductions ou des exonérations d’impôt sur les voitures électriques ». Dans certains cas, la crise du Covid-19 a même entraîné un renforcement de ces dispositifs d’aide, avec les plans de relance automobile présentés par les autorités.

Accompagner la transition

« Face à la crise sanitaire actuelle, le Gouvernement français a engagé un plan de relance automobile qui doit permettre d’accélérer la transition du parc automobile français vers les véhicules électriques » indique d’ailleurs Régis Masera, directeur du consulting d’Arval France, avant d’ajouter : « En effet, toutes les crises entraînent des prises de conscience et des opportunités. La qualité de l’air retrouvée dans les agglomérations, le silence de nos rues ont montré la voie vers une reprise en main des Français de leur environnement sonore et de l’air ambiant. Cette prise de conscience ne veut pas dire un retour en arrière mais au contraire un bond en avant plus rapide vers l’usage de véhicules plus propres, vers une offre multimodale plus large, où les différents moyens de mobilité se complètent et ne s’opposent pas. »

Arval Consulting France fait valoir une base de données reposant plus de 330 000 véhicules à la route en France. En 2019, 80 % de son activité de conseil a été consacrée à des missions orientées sur la transition énergétique des flottes d’entreprise à travers le déploiement d’une approche pragmatique et structurée : l’approche SMaRT (Sustainable Mobility and Responsibility Targets).

Mots clefs associés à cet article : Arval, LLD, Electromobilité, Marché Flottes, Marché France, Marché Europe, Forfait mobilités durables, Coronavirus Covid-19

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