Apple avance une voiture électrique pour 2024

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La multinationale américaine diversifie ses activités en passant du téléphone à l’automobile. La firme à la pomme préparait en effet, dans le plus grand secret, sa première voiture électrique. Celle-ci promet également des fonctionnalités autonomes et une technologie de batteries inédite sur le marché.

Le projet Titan, Apple Concept Car présenté en octobre 2019. © Apple
Le projet Titan, Apple Concept Car présenté en octobre 2019. © Apple

Cela fait un moment qu’une Apple Car est dans les cartons. Déjà spécialisée dans le développement de solutions logicielles dédiées au monde automobile, l’entreprise californienne fondée par Steve Jobs, Steve Wozniak et Ronald Wayne s’intéresse aux voitures électriques depuis 2014 – à l’image de Sony qui a récemment dévoilé un prototype de VE. Selon plusieurs sources anonymes au sein de la firme de Cupertino, reprises par l’agence de presse Reuters, il semble cependant qu’Apple soit un peu plus avancé que ses concurrents sur la voie de la faisabilité technique du projet.

Une batterie aussi révolutionnaire que le premier iPhone

Dérivée du projet Titan, cette « Apple Car » – qui n’a pas encore de nom officiel – promet de révolutionner le segment des véhicules « branchés ». Une nouvelle technologie de batterie à la conception « monocellulaire » serait ainsi au cœur de la future voiture électrique d’Apple. Une batterie en un seul bloc, contrairement à celles commercialisées aujourd’hui, qui réduirait le poids, l’espace perdu sous le capot et garantirait une autonomie augmentée. Basée sur la technologie LFP, ou Lithium-Fer-Phosphate, la chimie utilisée par Apple serait également moins susceptible de surchauffer et donc plus sûre que les actuelles batteries lithium-ion.

Sur les fonctionnalités autonomes de son VE, Apple devrait faire appel à des partenaires extérieurs mais aussi s’appuyer sur la technologie développée en interne par la firme. Certains composants nécessaires à une conduite autonome, parmi lesquels les détecteurs laser (lidar), équipant en effet les derniers iPhone 12 Pro et iPad Pro, ces capteurs pourraient donc être réutilisés. Enfin, concernant la production de son bolide, l’entreprise envisagerait de la confier au groupe taiwanais Foxconn, qui fabrique les smartphones de la marque. Pour cause : Foxconn a récemment dévoilé une plateforme pour voiture électrique, tiens, tiens...

Un calendrier encore flou

Désireux d’investir, en tant que nouveau constructeur, un marché de la voiture électrique qui ne cesse de croître, Apple n’a cependant rien communiquer d’officiel, ni en matière de design de la voiture ni à propos de son éventuelle commercialisation. Il semblerait toutefois que l’échéance de 2024 soit l’objectif visé en interne, même si plusieurs sources citées par Reuters estiment que les retards liés à la pandémie pourraient décaler le démarrage de la production à 2025, voire au-delà.

Il faut dire que l’entreprise américaine souhaiterait développer un véhicule de grande série. Or, lancer un véhicule dans de très gros volumes n’est pas chose aisée. En se concentrant sur des robots-taxis autonomes, Google et d’Amazon l’ont bien compris. En juin dernier, le géant du commerce électronique s’est d’ailleurs offert la jeune pousse américaine Zoox afin de coopérer ensemble sur une navette sans chauffeur pouvant rouler jusqu’à 120 km/h et disposant d’une autonomie de 16 heures. Un service de mobilité partagée qui se trouve actuellement en tests dans les villes de Las Vegas, San Francisco et Foster City aux Etats-Unis et pourrait aussi servir de moyens de livraison des commandes.

Quoi qu’il en soit, les investisseurs d’Apple se montrent plus réalistes et prudents face aux ambitions d’Apple. Trip Miller, du cabinet Gullane Capital Partners, estime que la firme à la pomme devrait plutôt commercialiser son système de navigation et sa technologie de batterie à des constructeurs automobiles existants. Pour illustrer la complexité de la chaîne logistique, il rappelle également qu’il a fallu 17 ans à Tesla pour être rentable. Tesla, que son fondateur Elon Musk a d’ailleurs failli vendre à Tim Cook pour un dixième de sa valeur actuelle (environ 60 milliards de dollars tout de même) alors que la marque britannique traversait une zone de turbulences lors du développement de la Model 3, comme l’a dévoilé l’excentrique patron sur twitter.

Mots clefs associés à cet article : Véhicule électrique, Téléphonie Mobile, Smartphone, Véhicules autonomes, Nouvelles technologies, Batteries, concept car

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