8 idées reçues sur le véhicule électrique

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En plein débat sur les prix du carburant, notre dépendance aux énergies fossiles et les défis posés par les changements climatiques ou la dégradation de la qualité de l’air, l’Avere-France souhaite clarifier certains points sur le véhicule électrique et corriger quelques idées et déclarations approximatives, voire erronées.

Pour l'Avere, le véhicule électrique est donc un instrument efficace de lutte contre le changement climatique et la pollution atmosphérique, ainsi que de la transition énergétique.
Pour l'Avere, le véhicule électrique est donc un instrument efficace de lutte contre le changement climatique et la pollution atmosphérique, ainsi que de la transition énergétique.
  • 1- Le véhicule électrique, c’est juste pour les trajets de tous les jours en ville : Faux !

Si la voiture électrique est un d’excellent véhicule de tous les jours, son autonomie est en constante évolution. Avec 300 à 350 kilomètres d’autonomie en moyenne en conditions réelles d’utilisation, elle peut devenir le véhicule principal du foyer, selon l’Avere. De nombreux modèles attendus pour la fin 2018 et 2019 approcheront même les 500 kilomètres. De quoi largement couvrir les besoins du quotidien et aussi partir en week-end.

  • 2- On ne peut pas facilement "faire le plein" de son véhicule électrique : Faux !

Plus de 90 % des recharges s’effectuent à domicile ou sur le lieu de travail, sur une simple prise. En parallèle, les collectivités territoriales et le secteur privé continuent d’investir dans des réseaux de recharge. On recense aujourd’hui plus de 23 000 points de charge répartis sur plus de 10 000 stations (+15 % cette année) à mettre en regard des 11 000 stations-services existantes. Cela représente en moyenne 1 point de recharge pour 6 véhicules. « Sur autoroute, il existe aujourd’hui plus de 200 bornes de recharge rapide 50 kW permettant de récupérer 80 % d’autonomie en vingt à trente minutes, soit le temps d’une pause », précise l’Avere. Un réseau appelé à grandir puisque plusieurs entreprises sont en train de déployer des réseaux de recharge à très haute puissance (jusqu’à 150 kW) dans toute l’Europe.

  • 3- Le véhicule électrique, c’est trop cher : Faux !

Le bonus écologique (jusqu’à 6 000 euros) et la prime à la conversion (PAC) rendent aujourd’hui la voiture électrique accessible à un prix quasiment équivalent à celui d’une thermique similaire. Et le prix des véhicules électriques devrait baisser. En effet, d’après plusieurs études, ils pourraient être compétitifs face à leurs équivalents thermiques sans subvention à compter de 2024. Enfin, les coûts de fabrication des batteries devraient diminuer de 52 % d’ici à 2030 par rapport à 2008. Enfin, un véhicule électrique coûte moins de 2 euros aux 100 kilomètres (contre 6,16 euros pour un modèle diesel et 7,44 euros pour un essence).

  • 4- Il faudra construire de nouvelles centrales nucléaires : Faux !

Contrairement aux idées reçues, le développement des voitures électriques ne nécessitera pas de nouveaux réacteurs nucléaires. « Considérant les kilomètres parcourus chaque jour, recharger son véhicule électrique à domicile représente le même appel de puissance et la même consommation qu’un chauffe-eau  », compare l’Avere. Aussi, l’efficacité énergétique des véhicules, la gestion intelligente des bornes de recharge et les pratiques des utilisateurs, telle la recharge de nuit, permettront de ne pas augmenter les capacités de production d’électricité, même avec 15,6 millions de véhicules électrifiés attendus en 2035.

  • 5- Il n’y aura pas assez de terres rares pour toutes les voitures électriques : Faux !

Il existe 17 matières minérales qui répondent au nom de "terres rares", et malgré cette appellation, elles ne sont pas particulièrement rares. A l’échelle mondiale, 26 % de leur production est destinée aux véhicules thermiques. Dans les véhicules électriques, elles sont utilisées pour la fabrication des carters et des aimants équipant les moteurs de traction, et peuvent représenter jusqu’à 30 % des composants. Mais il est déjà possible de s’en passer. Plusieurs technologies ont ainsi été développées par des constructeurs de véhicules électriques afin de pouvoir facilement les remplacer.

  • 6- La voiture électrique est trop dépendante du cobalt : Vrai

L’extraction du cobalt est un enjeu géopolitique fort, puisque 50 % des réserves mondiales se situent en République Démocratique du Congo. Il existe cependant de nombreuses mines à travers le monde comme en Australie, au Canada ou en Russie. L’Europe dispose également d’un potentiel non-négligeable avec plus de 230 gisements répertoriés dont plusieurs sont déjà en exploitation comme en Finlande. L’approvisionnement pourrait se tendre dès 2025, avec une demande deux fois supérieure à la production. « Il est donc important de trouver des alternatives dès aujourd’hui, en travaillant sur trois axes : réduire voire supprimer la teneur en cobalt comme le font déjà plusieurs constructeurs, avancer sur des métaux de remplacement comme le nickel, plus abondant sur Terre, et anticiper une filière du recyclage des batteries », conseille l’Avere.

  • 7- Les batteries seront des déchets non valorisés : Faux !

Alors que l’Union Européenne exige depuis 2006 le recyclage de 50 % des composants des batteries lithium, la filière du recyclage est aujourd’hui capable d’en recycler plus de 80 %. Les entreprises du secteur se préparent dès maintenant afin d’accueillir les premières batteries à partir de 2025. De plus, l’industrie et la recherche travaillent au développement de techniques permettant de les recycler à l’infini, assurant une indépendance vis-à-vis des pays producteurs, et d’inscrire la filière batterie dans l’économie circulaire.

  • 8- Le véhicule électrique pollue plus que son équivalent thermique : Faux !

Plus un véhicule électrique roule, plus son bilan carbone est bon. Par ailleurs, d’après l’analyse du « puit à la roue » de Transport&Environment, même dans le cas d’une production d’électricité fortement carbonée comme en Pologne, le véhicule électrique émet 25 % de CO2 de moins que son équivalent thermique émettant 120 gCO2/km en moyenne. « Au final, sur l’ensemble de sa durée de vie, une voiture électrique roulant en France a un impact sur l’environnement 2 à 3 fois inférieur à celui d’un modèle thermique », assure l’Avere.

Et de conclure : « Le véhicule électrique est donc un instrument efficace de lutte contre le changement climatique et la pollution atmosphérique, ainsi que de la transition énergétique. Un bilan indéniablement positif qui ne fera que s’améliorer qu’avec la réutilisation des batteries et le développement des énergies renouvelables… auquel le véhicule électrique participe activement ».

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