61% des flottes d’Europe bientôt électrifiées ?

Publié le par

Selon une enquête menée par le spécialiste de la télématique dédiée aux responsables de parcs, plus de deux tiers des véhicules professionnels et d’utilitaires légers pourraient être remplacés par des modèles électriques et 34 % des flottes en être entièrement constituées.

De même, 57~% des sociétés pourraient envisager la conversion d’au moins la moitié de leurs véhicules. © Webfleet Solutions
De même, 57~% des sociétés pourraient envisager la conversion d’au moins la moitié de leurs véhicules. © Webfleet Solutions

Si le diesel demeure encore le type de motorisation majoritaire au sein des parcs automobiles professionnels, il tend à céder du terrain aux voitures électrifiées. Il faut dire que l’écart entre le TCO d’un VE et celui d’un véhicule thermique se resserre progressivement, jouant en faveur d’une transition énergétique de la flotte. À cela s’ajoute des incitations financière au profit de l’électromobilité ainsi que des contraintes réglementaires de plus en plus pesantes (malus, ZFE, etc.) : de quoi rendre le contexte propice à l’adoption de VE.

PDF - 237.3 ko

Une idée que reprend l’étude réalisée par le télématicien et filiale de Bridgestone, Webfleet, par le biais de son outil de planification d’électrification de flotte qui se trouve au sein de la solution de gestion de flotte. Basé sur des données de conduite anonymisées d’environ 100 000 véhicules connectés dans les flottes de 5 000 clients européens, ce rapport « sert d’indicateur pour évaluer le potentiel d’électrification des flottes commerciales à travers l’Europe » explicite Taco van der Leij, vice-président de Webfleet Solutions Europe. Il faut dire que, « pour un gestionnaire de parc, une question est particulièrement importante lorsque l’on envisage de passer aux véhicules électriques : un VE sera-t-il capable de réaliser efficacement et en toute sécurité le type de trajets que mes véhicules actuels font au quotidien ? [Or], les données télématiques peuvent aider à répondre à cette question  » ajoute-t-il.

Un tiers des flottes pourraient être 100 % électriques

Ainsi, l’étude Webfleet conclut que si un véhicule parcourt moins de 300 km par jour – distance repère illustrant la valeur d’autonomie moyenne des modèles de voitures électriques et de VUL actuellement disponibles – sur une période de 12 mois, il peut être remplacé par un véhicule électrique.

Par conséquent, 61 % des véhicules utilitaires en Europe pourraient être remplacés par une alternative électrique quand presque 83 % des entreprises pourraient remplacer au moins un de leurs véhicules par un modèle électrique. De même, 57 % des sociétés pourraient envisager la conversion d’au moins la moitié de leurs véhicules et plus d’un tiers substituer tous leurs véhicules de leur flotte par des VE ! En suivant les recommandations du télématicien, les pros concernés pourraient bénéficier de sacrés avantages et notamment d’une baisse de leur consommation d’essence de plus de 42 % et de diesel d’un peu plus de 30 %. Sans oublier que leurs émissions de CO2, elles, seraient être réduites d’environ 30 % également.

Procédant aussi à une comparaison par secteurs d’activité, Webfleet Solutions définit à moins de 40 % le taux de véhicules électrifiables dans le domaine du transport de personnes. Un pourcentage qui grimpe pas plus haut que 45 % pour le ravitaillement de marchandises alimentaires. Les services professionnels, eux, monte jusqu’à 67 % en matière de VP. Néanmoins, ce sont les structures d’installation et de réparation technique qui atteignent le plus haut potentiel d’électrification, sur le segment des VUL, avec presque 70 %.

Le Royaume-Uni, les Pays-Bas et la France en tête

Sur l’ensemble des pays européens étudiés, au moins la moitié de tous les véhicules professionnels et utilitaires légers pourraient être remplacés par des véhicules électriques. Selon les résultats de l’enquête, le Royaume-Uni et les Pays-Bas affichent le taux de conversion le plus élevé avec respectivement 70 % et 69 %, suivis de près par la France au pied du podium avec 67 %. Viennent ensuite l’Allemagne (61 %) et l’Italie sous la barre des 60 % (58 % précisément).

Un classement qui s’explique notamment par la disponibilité de points de recharge dans ces régions. Sur les 144 000 points de recharge disponibles dans l’Union européenne et au Royaume-Uni, la majorité se trouve en effet aux Pays-Bas (26 %), en Allemagne (19 %), en France (17 %) et au Royaume-Uni (13 %). Qui plus est, ces territoires ont souvent adopté de sévères restrictions pour réduire les émissions de carbone dans leurs agglomérations. Preuve, s’il en est, que le passage des flottes à la mobilité « branchée » s’avère encore soumis à de nombreux facteurs qui ne sont pas seulement économiques mais aussi structurels, les entreprises ayant besoin d’un écosystème de recharge solide pour concrétiser leurs projets d’électrification.

En téléchargement

Mots clefs associés à cet article : Véhicule électrique, Flotte, Télématique embarquée, Electromobilité, Études, Marché Europe, Webfleet Solutions

Voir aussi :

A la une
Suivez-nous Twitter Linkedin Facebook
Newsletter