30 km/h en ville, des passages piétons sur le périph’… Le Paris osé d’Anne Hidalgo

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À quelques jours du second tour des municipales, la maire sortante de Paris a réaffirmé sa volonté de voir les voitures prendre moins de place en ville. Comme promesses de campagne, elle propose notamment la généralisation de la limitation de vitesse à 30 km/h et une végétalisation du périphérique.

La maire socialiste envisage également une sortie du diesel en 2024. (© DR)
La maire socialiste envisage également une sortie du diesel en 2024. (© DR)

L’édile de la capitale n’est plus à une proposition farfelue près. Candidate à sa réélection, Anne Hidalgo présentait, mardi 16 juin, un « Manifeste pour Paris ». Ou plutôt une liste d’engagements établie avec le candidat écologiste David Belliard (EELV), avec qui la maire de Paris s’est alliée en vue du second tour des municipales du 28 juin prochain.

Lutter contre la pollution, encore et toujours

Anne Hidalgo et David Belliard font donc cause commune avec ce manifeste, affichant sans détour que ce combat contre les émissions de CO2 constitue le « socle » de leur projet pour Paris. La question de la santé publique et le verdissement du parc automobile parisien font en effet figure de cheval de bataille pour Anne Hidalgo depuis de nombreuses années. Un programme de refonte des mobilités « anti-voiture », quasi jusqu’au-boutiste, que beaucoup d’organismes, dont le CNPA, ont souvent décrié.

Qu’importe, Anne Hidalgo entend poursuivre sa stratégie et prévoit notamment d’abaisser la limitation de la vitesse à 30 km/h dans tout Paris, sauf sur les grands axes et le périphérique. Et si aucune date précise ne peut encore être prononcée sur la mise en place de cette mesure, « il s’agit d’une priorité », a indiqué au Parisien la plate-forme citoyenne de soutien à la candidate PS, Paris en Commun. En accord avec son colistier David Belliard, la maire socialiste envisage également une sortie du diesel en 2024, la création d’un réseau de pistes cyclables « vélopolitain » traversant le Grand Paris, ainsi que la réduction de la moitié des places de stationnement en cinq ans afin d’agrandir les trottoirs. Une idée déjà avancée en début d’année 2020.

Transformer le périphérique en boulevard urbain

Un autre projet phare devrait également faire bondir le million d’automobilistes – et même plus depuis l’abandon post-déconfinement des transports en commun – qui emprunte chaque jour le boulevard périphérique. L’artère entourant Paris sera ainsi transformée en profondeur pour être accessible par tous les autres usagers de la route. La création d’une voie réservée aux transports partagés (bus, navettes, taxis, covoiturage), de même que l’aménagement d’une piste cyclable, sont dans les cartons. Sans oublier la plantation d’une centaine d’arbres qui devrait, à terme, « créer un boulevard urbain pour donner aux cyclistes et aux piétons la possibilité de franchir le périphérique » a déclaré Jean-Louis Missika, codirecteur de campagne de la maire sortante. Alors, le périph’ prendra-t-il bientôt des allures de coulée verte ? Ce sera aux électeurs, en glissant ou non un bulletin de vote au nom d’Anne Hidalgo dans l’urne, d’en décider…

Mots clefs associés à cet article : CO2, Stationnement , Mobilités, Vitesse, Ile-de-France Mobilités

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