2020, l’année noire d’Europcar

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Europcar Mobility Group a publié une perte nette part du groupe de 645 millions d’euros en 2020, ce qui inclut 249 millions d’euros de charges non récurrentes et de dépréciations d’actifs. Et la visibilité est encore très incertaine pour 2021.

© Europcar
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« En raison des vagues successives de la pandémie de Covid-19, 2020 a été une année particulièrement difficile pour tous les acteurs du secteur du voyage et des loisirs. Notre chiffre d’affaires 2020 a baissé de 45 % par rapport à 2019, en raison des interdictions de voyager et des différents confinements, auxquels s’est ajoutée une tendance à l’auto-restriction de la part de voyageurs soucieux avant tout de leur sécurité, impactant fortement le niveau d’activité de nos business units Cars et low-cost tout au long de l’année, comme en témoignent leurs résultats. Néanmoins, les marchés domestiques ont fait preuve d’une bonne résilience, soutenus par la demande intérieure, et nos business units Vans & Trucks et Urban Mobility ont réalisé de bonnes performances, en dépit du contexte », commente Caroline Parot, directrice générale d’Europcar Mobility Group, avant d’évoquer le plan de transformation du groupe qui doit permettre d’envisager des jours meilleurs.
Au début de l’année 2021, Europcar a remanié sa structure financière et réduit son endettement : « Suite à cette restructuration financière, la dette brute corporate du groupe s’élève à 905 millions d’euros (contre 2 005 millions d’euros publiés) et la dette nette corporate proforma à 93 millions d’euros (contre 1 426 millions d’euros publiés). À cela s’ajoute une ligne de financement de la flotte, pour un montant de 225 millions d’euros ».

Pas de prévisions chiffrées pour 2021

Pour 2021, les prévisions demeurent prudentes, dans la mesure où il est encore difficile de savoir avec quelle vigueur reprendront les activités de location de véhicules de courte durée. C’est d’ailleurs la business unit Cars, directement exposée à l’activité des déplacements professionnels et de loisirs, qui a le plus souffert en 2020 (- 52 %). « Compte tenu du niveau élevé d’incertitudes lié au calendrier de reprise de l’économie mondiale (vitesse des campagnes de vaccination, passeports vaccinaux, restrictions de voyage...), le groupe n’est pas aujourd’hui en mesure de donner une prévision pour l’exercice 2021 », indique un porte-parole d’Europcar, tout en tablant sur augmentation de son chiffre d’affaires par rapport à l’exercice 2020. Caroline Parot voit aussi un motif d’espoir dans la reprise de l’activité de la filiale américaine, grâce à des conditions de marché plus favorables.

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Caroline Parot, directrice générale d’Europcar Mobility Group.

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