Voiture autonome : véhicules connectés, flottes mieux gérées

Publié le par

Depuis quelques temps déjà, la « voiture autonome » est au cœur des discussions chez les acteurs de l’automobile. Technologies, réglementation, nouveaux acteurs… la concertation sera nécessaire pour la création d’un nouvel écosystème centré sur le véhicule sans chauffeur. Et les gestionnaires de flotte ne seront pas épargnés.

La Google Car
La Google Car

C’est à Google, Apple ou encore Uber que les acteurs de l’automobile devront faire face d’ici à quelques années sur le marché du véhicule autonome. « Ces gros acteurs – notamment Google et Apple – sont à considérer avec beaucoup de sérieux », explique Rémi Cornubert, associé en charge des secteurs Automobile et Industrial Goods du bureau de ATKearney Paris, lors de la présentation de la nouvelle étude du cabinet de conseil en stratégie sur le véhicule autonome. Pour le spécialiste du secteur automobile, il est important que les acteurs « traditionnels » soient proactifs pour se positionner sur le marché du véhicule autonome : « S’ils n’y vont pas, d’autres iront à leur place ! »

« Le modèle de mobilité de ces dernières décennies est en bout de course, continue Rémi Cornubert. Il n’est pas efficace : perte de temps dans les bouchons ou à trouver une place de parking, trop de voitures peu utilisées, etc. La conduite traditionnelle est de plus en plus contrainte. » Et le développement de la voiture autonome semble être une des solutions à ces contraintes de déplacement. En tout cas, c’est vers cette solution que se dirigent les constructeurs. Mais avant d’en arriver à une circulation 100 % autonome, il faudra attendre encore quelques années. « Globalement, la technologie est là. Mais il y a encore des choses à faire, et on pense que cela se fera par étapes », argumente le spécialiste. Cela passera par les systèmes d’assistance à la conduite, à la voiture semi-autonome, pour arriver à la voiture entièrement autonome. Une date est lancée : 2035. À cette date, le marché devrait dépasser les 500 milliards d’euros, la voiture ne comptant que pour moitié, l’autre concernant les applications, services et systèmes de sécurité active.

Les gestionnaires auront un rôle à jouer

La voiture autonome sera une voiture connectée dans la mesure où les flottes automobiles devront communiquer entre elles. « Le métier de gestionnaire de flotte va évoluer et se renforcer pour différentes utilisations, confirme Julien Vincent, expert connectivité et objets connectés chez ATKearney. Les flottes seront mieux gérées grâce à la connectivité des véhicules et cela passera par le développement de la logistique urbaine. Pour donner des exemples : Uber investit massivement dans le véhicule connecté, et Google a racheté Waze pour récolter les informations locales. De nombreuses applications vont se développer pour cette transition vers le véhicule autonome. »

C’est tout un écosystème en pleine évolution qui doit se structurer. En plus d’une nouvelle infrastructure et d’un cadre législatif clair et défini, un business model est à inventer. « Côté applications, ajoute Rémi Cornubert, il faut créer un monde ouvert où il sera possible de télécharger des applications. Si ce monde est contrait et fermé, c’est que l’on n’aura pas compris cette révolution en marche. Il faut également proposer de la valeur ajoutée à l’utilisateur, sinon il n’y verra aucun intérêt. Il est donc important de prendre des partenaires intéressants pour développer ces applications. »

La transition vers le véhicule autonome nécessite encore beaucoup de travail au niveau des infrastructures, de la législation, des standards, du business model ou encore du client. Le fait que les utilisateurs acceptent de déléguer les responsabilité de la conduite à la voiture sera « une étape cruciale » selon ATKearney. Une chose est sûre : la « révolution » de la mobilité est en marche, et nos acteurs de l’automobile ne devront pas manquer le coche.

Mots clefs associés à cet article : Voiture particulière (VP), Véhicules connectés, Véhicules autonomes

Voir aussi :

Recherche
Guide Fiscal 2016

Le guide de la fiscalité des véhicules d’entreprises, édition 2016, est l’outil indispensable.

Guide Fiscal 2016
COMMANDER