jeudi 12 novembre 2009
Un nouvel Astre dans la galaxie Opel
par
L’Astra, l’éternelle concurrente de la Golf, change de robe et se rapproche de sa grande sœur, la belle Insignia. Elle reprend les derniers codes de la marque, comme les flancs sculptés ou la ligne de bas de caisse en forme de virgule inversée. Une fois assis à l’intérieur, si les passagers avant bénéficient d’un pare-brise très incliné et d’une bonne visibilité, les occupants des places arrière sont moins bien traités. En revanche, la garde au toit est bonne. La planche de bord reçoit des lignes douces et arrondies. Les ingénieurs du Blitz ont travaillé pour que les portières émettent une belle sonorité. Le claquement sourd évoque la qualité. Fermez les yeux, vous montez à bord d’une Mercedes.
Avec une longueur de 4,42 m, soit une douzaine de centimètres de plus que sa devancière, l’Astra a bien grandi. L’empattement progresse pour sa part de 7 centimètres, au bénéfice des places arrière. Les 350 litres du coffre placent l’Astra dans la moyenne de la catégorie.
Une Opel écolo mais pas trop
Pour notre essai, notre auto était équipée d’un 1.7 l CDTi développant 125 ch et rejetant 124 g/km de CO2. Pourtant, cette mécanique bénéficie d’un maigre bonus de 200 euros. Nombreuses sont les concurrentes à faire aussi bien, et même mieux.
Quoi qu’il en soit, ainsi équipée, la berline compacte paraît homogène. Le 125 ch se révèle placide et relativement discret. Il a la lourde tâche de mouvoir les 1500 kilos de la petite allemande. Un poids considérable. Pas étonnant donc si la voiture semble parfois un peu flemmarde. La direction à assistance électrique, en revanche, laisse une impression de flou au conducteur.
Liste d’équipements fournis… mais souvent avec “rallonge”
Question équipements high-tech, l’Astra est bien pourvue : phares directionnels bixénon, allumage automatique des phares et des essuie-glaces, système OpelEye de reconnaissance des panneaux de signalisation routière. Un dispositif qui avertit également le conducteur lors d’un changement de file inopiné. Mais le hic c’est que pour jouir de la plupart de ces merveilles il faut mettre la main au portefeuille.
Côté sécurité, pas de risque de dérapage ! Ce chapitre n’est pas traité en parent pauvre ! ESP, freinage d’urgence, contrôle de trajectoire, pédalier rétractable en cas de choc frontal, tout cela est proposé en série. Enfin, côté tarifs, Opel n’a pas eu la main trop lourde. L’entrée de gamme essence s’établit à 16 700 euros, et notre modèle d’essai s’échange contre 23 000 euros avec son moteur 125 ch Diesel. Rien d’excessif et un poil moins cher que le prix de ses concurrentes directes. L’Astra est une auto sans gros défaut. Ce n’est certes pas l’étoile la plus étincelante de la galaxie automobile, mais elle n’en demeure pas moins brillante.
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