vendredi 16 septembre 2011
Transports, les Parisiens mutent !
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IBM vient de dévoiler (mi-septembre) les résultats de l’édition 2011 de l’IBM Commuter Pain Survey, une enquête visant à évaluer la pénibilité des déplacements urbains quotidiens dans 20 villes internationales, parmi lesquelles Paris. Cette étude révèle de surprenants écarts. Alors que les trajets journaliers semblent devenir plus supportables avec les années, le nombre de plaintes des conducteurs atteint des sommets. Pas moins de 8 042 personnes ont été interrogées dans 20 villes mondiales réparties sur 6 continents. Or, 14 des 20 villes étudiées en 2010 et en 2011 témoignent d’une amélioration des conditions de circulation.
Paradoxalement, dans le même temps, les conducteurs affirment avoir ressenti une augmentation du stress et de la frustration liés à leurs trajets quotidiens. Et 41 % des personnes consultées pensent qu’une amélioration des transports publics aiderait à réduire leur niveau de stress. À noter que l’amélioration du trafic est plus perceptible dans les économies émergentes que dans les économies plus développées.
Au cours des douze derniers mois, 35 % des sondés ont changé de moyen de transport pour se rendre au travail ou à l’école, et 45 % d’entre eux ont opté pour les transports publics. Cette tendance est encore plus forte dans les villes des pays émergents telles que Nairobi, Mexico, Shenzhen, Buenos Aires ou Pékin. Si elle se confirme, elle permettrait de contenir l’explosion du trafic liée à l’augmentation de la population et à l’urbanisation galopante de ces régions.
Et Paris dans tout ça…
Pour la capitale de la France, l’IBM Commuter Pain Survey met en lumière le fait que les Parisiens ne conduisent pas autant qu’on pourrait le croire. En effet, on ne compte que 25 % de Parisiens qui se rendent seuls en voiture à leur travail où à l’école. Il s’agit du taux le plus faible constaté dans les 20 villes étudiées, en baisse de 32 % par rapport à l’année dernière. Paris est également la ville dans laquelle les individus marchent le plus lors de leurs déplacements quotidiens : 11 % des personnes interrogées contre 4 % pour l’ensemble du panel. Par ailleurs, 31 % des Parisiens sondés affirment avoir changé leur mode de transport au cours de l’an passé : près de la moitié (49 %) prennent plus souvent les transports en commun, 32 % se déplacent plus souvent en covoiturage et 20 % travaillent plus régulièrement de chez eux.
Pourquoi de tels changements de comportements ? Pour des raisons simples : 48 % des Parisiens interrogés pensent que les conditions de trafic se sont détériorées au cours des trois dernières années, et 62 % sont restés coincés au moins une heure dans un embouteillage sur cette période. Les embouteillages à Paris ou en région parisienne sont d’ailleurs les plus longs d’Europe, avec une durée d’attente moyenne de près d’une heure et demie… Ainsi, comparés aux conducteurs des 19 autres villes étudiées, les Parisiens ne sont pas les plus à plaindre puisque Paris se situe à la 13e place des villes offrant les trajets quotidiens les plus pénibles. En outre, ces mêmes Parisiens semblent prendre d’avantage de mesures écologiques pour aider à réduire la pollution de l’air puisque 14 % d’entre eux ont opté pour des voitures plus économes, contre 9 % l’année dernière.
Et parmi les autres informations intéressantes sur la ville de Paris : les Parisiens travaillent plus souvent de chez eux puisque 53 % d’entre eux disent avoir travaillé à domicile au moins un jour, contre seulement 35 % il y a un an. Les voyageurs parisiens sont plus nombreux à considérer que les conditions de trafic ont un impact négatif sur leur santé (68 % cette année contre 55 % lors de la dernière étude). Les principales préoccupations demeurent : le stress (40%) et l’énervement (29%). Les voyageurs parisiens sont également plus nombreux à penser que le trafic a eu un impact négatif sur leurs performances professionnelles ou scolaires (ils sont aujourd’hui 35 % contre 26 % il y a un an).
L’étude d’IBM prend le parti de s’intéresser au problème des voyages urbains quotidiens du point de vue des conducteurs. Le but de l’IBM Commuter Pain Survey est ainsi d’améliorer la compréhension du comportement et des attitudes des conducteurs.
Source IBM
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