Toyota Prius 4, différente… en mieux ?

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Style étonnant : anguleux et torturé, une puissance en baisse mais plus efficace, un prix supérieur, la Prius de quatrième génération fait le job et même très bien !

De trois quarts avant ou arrière, la ligne est aérodynamique mais très torturée.
De trois quarts avant ou arrière, la ligne est aérodynamique mais très torturée.

Des formes arrondies de la première génération (1997) aux angles tarabiscotés mais aérodynamiques de la quatrième génération, la Prius n’a cessé d’évoluer et de se vendre en Europe comme dans le monde. Toyota réserve d’ailleurs aux États-Unis des modèles mieux pourvus en termes d’équipements et d’énergies. Le choix est donné aux Américains entre le métal-hydrure (50 % des ventes) et le lithium-ion (50 %) avec des finitions supérieures pour ces dernières versions, quand nous devons nous contenter de la version métal-hydrure de ce côté-ci de l’Atlantique. Ce qui est somme toute est fort injuste !

Celle qui s’est déjà vendue à raison de 3,5 millions d’exemplaires fait figure de porte-drapeau de la famille hybride Toyota (et même hybride tout court). En dehors d’un style auquel on adhère ou non, la Prius 4 intègre quantité de changements, comme une nouvelle plate-forme et une puissance du moteur électrique moindre. Cette diminution lui permet d’intervenir plus tôt, donc de fournir plus de couple et sur une plage plus étendue. D’où un meilleur fonctionnement de la boîte à variateur, qui se montre plus efficace et surtout moins bruyante en montées de régime. La nouvelle plate-forme procure 60 % de rigidité supplémentaire à l’ensemble et rabaisse le centre de gravité de 25 millimètres. La Prius 4 est ainsi plus longue de 6 centimètres (4,56 m), et son empattement de 2,70 m reste inchangé.

Un intérieur encore terne

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La qualité des plastiques est toujours discutable.
Le style de la nouvelle Toyota fait débat, l’intérieur déçoit aussi quelque peu. Certes l’assise des nouveaux sièges permet une meilleure visibilité, mais la qualité des matériaux, notamment des nombreux plastiques présents à bord, n’est pas à la hauteur. Si l’affichage est modulable et efficace, nous regrettons que le joystick/levier de vitesses n’ait pas évolué (pas très intuitif). Surtout : quelle horreur que ce bac de plastique blanc censé accueillir un smartphone rechargeable par induction avec son porte-gobelet attenant. Ils font penser à un petit lavabo avec son porte-brosse à dents ! Cela sonne creux et n’est pas non plus très esthétique.

On aurait pu penser que Toyota aurait franchi le pas, comme aux États-Unis, et fourni à sa Prius une batterie au lithium-ion. La marque japonaise a préféré jouer la fiabilité puisque la batterie se régénère 28 % plus vite que l’ancienne, tout en étant 10 % plus compacte. Elle tient ainsi sous la banquette en dégageant complètement le volume du coffre pour l’augmenter de 102 litres. Du coup, la batterie auxiliaire migre sous le capot grâce au rétrécissement de la boîte. Avec cette nouvelle plate-forme qui équipera également les futures hybrides compactes, la Prius 4 peut tout de même recevoir une batterie au lithium-ion, voire adopter quatre roues motrices.

Une longueur d’avance sur la concurrence

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La nouvelle plate-forme Toyota est d’abord dédiée à la Prius.
Le moteur quant à lui, a été revu pour limiter encore les consommations : frictions réduites, recirculation des gaz renforcée, montée en température plus rapide (récupération de la chaleur des gaz d’échappement, second circuit de refroidissement plus court). Et le résultat est bien là : si nous sommes montés jusqu’à près de 6 litres sur nationales et autoroutes avec 29 % d’autonomie électrique disponible, nous sommes descendus à 3 litres (76 % d’autonomie résiduelle), puis 2,4 l et 43 % d’autonomie restante sur petits parcours. En circuit urbain et périurbain, nous avons atteint 3,4 l de consommation et une valeur à laquelle les ingénieurs de Toyota sont très attachés ; soit 63 % d’utilisation en mode électrique. Même si l’on est pas là en hybride rechargeable, les performances parlent d’elles-mêmes. Il faut reconnaître qu’en matière d’hybride Toyota a acquis une expérience certaine et surtout une bonne longueur d’avance sur la concurrence.

Dotée de bonnes suspensions, d’un freinage anticollision, d’une aide au maintien dans la voie, de la surveillance d’angle mort, du régulateur de vitesse adaptatif et d’un chargeur de téléphone par induction, la Prius est bien pourvue et surtout devenue agréable et confortable à conduire.

Trois finitions dont une business

La Prius 4 est commercialisée chez nous en version Dynamic 17 pouces à partir de 34 400 euros avec la possibilité de rouler en jantes de 15 pouces, une monte dont est équipée la version Dynamic Business. Pour 30 900 euros, cette dernière reçoit une roue de secours et des radars de stationnement arrière avec deux options possibles : une peinture métallisée (620 euros) ou un blanc nacré ou Rouge passion (850 euros). Au sommet de la gamme trône la Prius Lounge qui, outre une sellerie cuir, un capteur de pluie, des radars de stationnement avant et arrière, une d’aide au stationnement intelligent et des équipements d’infotainment supérieurs, peut également bénéficier d’un toit ouvrant (400 euros).

Quantité d’améliorations donc pour cette Prius 4 mais pas nécessairement de révolution technologique, si ce n’est au niveau du style et de la nouvelle plate-forme utilisée. Fidèle au cahier des charges originel, elle parvient à gommer les défauts des générations précédentes. Mieux finie, plus habitable, meilleure ergonomie à bord… la Prius 4 demeure très efficace en consommation urbaine et périurbaine. Le surplus tarifaire est finalement acceptable au vu des progrès réalisés en matière de prestations et d’équipements. La saga Prius n’est donc pas près de s’arrêter puisque viendront, dans le droit fil de la Prius 4, logiquement une Prius Plus ainsi qu’une Prius Plug’in.

Technique et finance

Toyota Prius 4 1.8L 122 ch Dynamic Business

  • Prix TTC * : 30 900 €
  • Carrosserie / Nbre de portes : berline / 5p / 5pl
  • Cylindrée : 1798 cm3
  • Puissance Maxi : 91 kW (122 ch) à 5200 tr/min
  • Couple Maxi : 142 Nm à 3600 tr/min
  • Consommation (Mixte) : 3 l/100 km
  • Émissions de CO2 : 70 g/km
  • Classe : A
  • Couleur : vert foncé
  • Bonus/Malus * :
  • Carte grise (92) * : 230 €
  • TVS * : 126 €
  • Loyer financier * : 445,84 €
  • Loyer global mensuel * : 612,61 €
  • PRK.ENTREPRISE * : 0,28 €
  • Coût kilométrique supplémentaire * : 0,05 €
  • Avantages en nature Sté/an * : 1495,07 €
  • VR estimée (Montant et %) * : 46 %
  • TCO Après I.S * : 855,35 €
  • TCO période Après I.S * : 24 496,32 €

* Valeurs en vigueur au 18 mai 2016

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