Thierry Lespiaucq (Volkswagen Group France) : « Il y a une montée en puissance des flottes. »

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Dieselgate, affaire des immatriculations, lancement de produits et ambitions sur l’électrique… Thierry Lespiaucq, le tout nouveau président du directoire du groupe Volkswagen France a répondu à nos questions à l’occasion du lancement du T-Roc.

Thierry Lespiaucq (Volkswagen Group France) : « Il y a une montée en puissance des flottes. »

L’Automobile & L’Entreprise : Vous avez été nommé à la tête de Volkswagen Group France officiellement le 1er août 2017 en remplacement de Jacques Rivoal. Deux ans après le dieselgate, prenez-vous le groupe dans un contexte difficile ?
Thierry Lespiaucq : C’est vrai que nous avons dû gérer cette crise, mais le groupe Volkswagen France se porte bien. Il est en bonne forme. Le dieselgate a surtout touché une marque dans le groupe : Volkswagen. Nous sommes d’ailleurs en train de remédier au déficit d’image que cette affaire a pu causer à la marque. Certes, ce qui s’est passé n’est pas bon, mais le public a un a priori positif. Nous savons aussi que Volkswagen n’est pas seul dans la tourmente, d’autres constructeurs sont aussi concernés. Volkswagen a juste eu l’inconvénient d’ouvrir le bal. Maintenant, nous sommes en train d’essayer d’aller de l’avant. Deux ans après, nous voyons l’image de Volkswagen revenir à un niveau normal. Nous lançons de nouveaux projets sur les nouvelles technologies et sur les voitures électriques. Volkswagen passe à autre chose, donc je pense qu’il faut qu’on passe tous à autre chose.

A&E : Une autre affaire est venue assombrir l’horizon du groupe Volkswagen France, celle des immatriculations. Selon le magazine allemand Der Spiegel, la filiale française aurait transmis des chiffres de ventes erronés à sa maison mère…
TL : Il n’y a pas d’affaire des immatriculations. Cela relève de l’organisation interne. C’est un problème de reporting, qui n’a aucun impact extérieur.

A&E : Quel bilan faites-vous du premier semestre 2017 ?
TL : En termes de rentabilité, nous avons retrouvé des niveaux acceptables. En matière de vente, le groupe continue à progresser. Fin juillet, nous avons même dépassé le niveau de l’an dernier. Concernant les immatriculations, la part de vente aux particuliers reste assez faible. Il y a une montée en puissance de la part des flottes, c’est un vrai changement pour nous. Sur l’évolution des marques, Volkswagen est stable, il y a une belle croissance chez Seat et Skoda grâce à l’arrivée des SUV comme l’Ateca et le Kodiaq. Audi est un peu plus en difficulté, mais à cause de délais de livraison.

« Nous sommes très forts sur les flottes »

A&E : Comment évoluent vos ventes aux entreprises dans le groupe ?
TL :
Les ventes aux entreprises représentent 50 % du total. Nous sommes très forts sur les flottes grâces à des structures extrêmement bien mises en place par mes prédécesseurs, que ce soit sur la location courte, moyenne ou longue durée.

A&E : Quelles sont les grosses nouveautés produits à venir ?
TL :
Il y en a beaucoup. Chez Volkswagen, nous avons le Tiguan Allspace, le T-Roc, la nouvelle Polo, un restylage de la Golf Sportsvan, il y a aussi l’Arteon qui vient d’arriver. Chez Skoda, on attend le Karoq, chez Seat l’Arona… Le groupe a un plan produit extrêmement riche.

A&E : Justement, le T-Roc, nouveau SUV compact de Volkswagen, a été révélé fin août 2017. Est-ce qu’il n’arrive pas trop tard sur le marché ?
TL :
Nous partons peut-être dernier, mais ce qui compte, c’est que nous finissons toujours premier. Ce qu’il faut noter sur le T-Roc, c’est qu’il n’est pas exactement sur le même segment que les autres, c’est un animal un peu différent, plus petit qu’un Tiguan, mais plus grand que les SUV urbains du marché. Nous proposons aussi beaucoup de motorisations. Tous ces ingrédients font du T-Roc un véhicule vraiment exclusif.

A&E : Parmi les gros projets du groupe il y a l’électrique, avec l’ambition de produire trente nouveaux modèles d’ici à 2025…
TL :
Oui, c’est plus que jamais d’actualité. Nous espérons vendre un million de voitures électrifiées par an pour la marque Volkswagen en 2025. La plate-forme pour les véhicules électriques est déjà définie, il ne reste plus qu’à mettre en place les infrastructures comme les stations de recharge et les réseaux de distribution. Il y a aussi du travail à faire sur l’autonomie. Enfin, il y a un autre chantier capital quand on parle de véhicule électrique, c’est celui du recyclage des batteries. Dans ce cas-là, ce sera au Gouvernement de proposer des mesures.

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