Sécurité routière : l’état des routes et la signalisation comptent aussi !

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L’étude “ Les Français et la sécurité routière”, réalisée par OpinionWay pour le compte du Syndicat des Équipements de la Route et destinée à comprendre et analyser la perception des Français sur la qualité des équipements routiers révèle que notre réseau routier et sa signalisation ne sont pas en si bon état que cela !

L'état du réseau routier, un enjeu de la sécurité routière.
L'état du réseau routier, un enjeu de la sécurité routière.

Pour avoir travaillé en son temps sur les facteurs accidentogènes, nous avons pu constater qu’il a toujours été question de la vitesse non adaptée aux circonstance, le comportement des automobilistes, l’état des véhicules (d’où l’imposition qui nous a été faite d’un contrôle technique régulier obligatoire) mais qu’ un facteur d’importance, trop souvent oublié ; à savoir les infrastructures routières, autrement dit notre réseau routier très disparate selon que l’on parle des axes autoroutiers ou des nationales et départementales, l’est tout autant (enquêtes REAGIR des années 1990 à 2000).

Les principaux résultats de l’enquête révèlent

- Une dégradation de l’état des routes surtout ressentie au niveau départemental et communal. Les Français sont en effet nombreux à constater une dégradation des routes qu’ils empruntent, ou au mieux une absence d’amélioration ou de rénovation, notamment au niveau communal et départemental.
Ainsi, 52 % d’entre eux estiment que l’état de certaines routes s’est dégradé au cours des dernières années ; 42 % considèrent que l’état des équipements des routes communales s’est dégradé, 35 % en ce qui concerne les routes départementales, 26 % les routes nationales et 13 % les autoroutes. Ce sont donc les routes empruntées quotidiennement pour se déplacer à proximité du domicile qui semblent avoir le plus souffert d’un manque de rénovation aux yeux des Français.

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L’état des routes et la signalisation comptent également !

- Le manque de signalétique, de dispositifs de sécurité et l’état des routes constituent les principales sources d’inquiétude des usagers de la route, que ce soit de manière générale, dans les villes ou lors des trajets de nuit. Plus de 3 Français sur 4 (76 %) considèrent ainsi la présence de travaux mal signalés et mal balisés modifiant les itinéraires ou réduisant les voies comme leur première source d’inquiétude sur les routes, 72 % sur une route de montagne sans barrières et de 69 % sur une route insuffisamment signalée (manque de marquage au sol ou de panneaux). La gestion multimodale du trafic doit aussi être mieux prise en compte.

Jeunes et vieux, tout autant inquiets

- Les plus jeunes (âgés de 18 à 24 ans) se montrent plus inquiets que leurs aînés âgés de 25 à 49 ans, sans doute en raison de l’obtention récente de leur permis de conduire et leur manque d’expérience. Néanmoins ce sont les plus âgés (65 ans et plus) qui expriment le plus leur inquiétude (7 à 10 points de plus que la moyenne dans toutes les situations testées).
- Pour les citadins, le constat est le même : 75 % des Français place en tête de leurs sources d’inquiétude les travaux mal signalés et mal balisés et 71 % la signalétique parfois insuffisante. Par ailleurs, plus d’un Français sur deux (55 %) estime en effet que la visibilité de la signalisation sur les routes communales, départementales et nationales n’est pas adaptée ou pas suffisante lorsqu’il fait nuit.
- La rénovation des routes et l’amélioration de la signalétique sont clairement identifiées comme les principaux leviers de baisse de l’insécurité sur les routes. Les Français attendent donc des pouvoirs publics qu’ils s’engagent davantage dans ce domaine et la moitié d’entre eux sont favorables à une augmentation du budget qui y est consacré.
- 88 % des Français plébiscitent ainsi la rénovation des routes, 87 % la bonne lisibilité des panneaux et des marquages au sol et 84 % la présence de glissières de sécurité, en état, là où elles sont nécessaires.
- 59 % des Français estiment que les pouvoirs publics ne font pas suffisamment d’efforts pour assurer la présence et la lisibilité des dispositifs de signalisation sur les routes.

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Pour une meilleure sécurité, pour tous et pour demain.

- Enfin, 51% des personnes interrogées estiment que le budget consacré à l’amélioration de la signalisation et des dispositifs de sécurité sur les routes est insuffisant. Les plus âgés sont les plus critiques : 63 % des personnes âgées de 65 ans et plus considèrent que le budget investi dans ce domaine est insuffisant, alors que les efforts principaux sont menés sur la vitesse (66 % des Français le pense) qui elle rapporte de l’argent alors que l’entretien du réseau lui, coûte cher !
Et puis à circuler sur les routes et les autoroutes d’Europe, notamment du Sud, le constat est amer : L’Espagne et le Portugal, par exemple, qui ont certes souffert des crises, se sont serrés la ceinture, amis ont bénéficié en leur temps des largesses de l’Europe bénéficient aujourd’hui de réseaux routiers et parfois même autoroutier qu’on leur envie !
Conclusion : l’équipement des routes est un facteur de sécurité routière incontestable mais négligé. Pour Jean- Bernard Conrad, président du Syndicat des Équipements de la Route, il est particulièrement important de noter que « chaque année, le trafic de nuit (22h-6h) représente 9 % du trafic total (source ONISR 2011 et 2012) et qu’en 2014, 43 % des accidents mortels se sont déroulé de nuit (source ONISR 2011, 2012, 2014) soit un risque 5 fois supérieur entre la circulation de jour et de nuit. Un enseignement important au regard du jugement des Français qui considèrent à 55 % que la visibilité de la signalisation sur les routes communales, départementales et nationales n’est pas adaptée ou pas suffisante lorsqu’il fait nuit.  ». Le Syndicat des Équipements de la Route souligne également que « les Français identifient à juste raison la rénovation des routes et l’amélioration de la signalétique comme des leviers importants de baisse de l’insécurité routière. Le Syndicat regrette à cet égard le désengagement des pouvoirs publics qui ne font pas de ces sujets un axe de travail important. »

Mots clefs associés à cet article : Sécurité routière, Prévention routière, Réseau routier

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