Recrudescence des embouteillages franciliens selon V-Traffic

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V-Traffic, l’un des premiers fournisseurs d’info trafic premium en Europe, présente la nouvelle édition de son étude sur l’état du trafic en Ile-de-France. Malheureusement cela ne s’améliore pas !

Que de temps perdu !
Que de temps perdu !

Avec + 9,3 % de kilomètres d’embouteillages entre 2014 et 2015 aux heures de pointe, le mardi matin et le vendredi soir restent les moments de la semaine les plus difficiles… Cinquante-six pour-cent du boulevard périphérique parisien est saturé aux pics horaires, et l’autoroute A6 est l’axe où l’on perd le plus de temps à cause du trafic (29 minutes par jour). À noter également que l’on roule à 38 km/h de vitesse moyenne sur le périphérique durant les heures de pointe… Voilà quelques données parmi celles résultant de l’étude annuelle publiée par V-Traffic.

Cette dernière concerne plus de 3 000 kilomètres de routes, correspondant aux autoroutes et nationales franciliennes qui ont été observés sur une période de six ans, de 2010 à 2015. Les experts V-Traffic se sont ensuite focalisés sur le trafic du périphérique parisien et des grands axes y menant, durant les périodes de pointe, du lundi au vendredi, de 7 h 00 à 10 h 00 pour le trajet du matin et de 16 h 30 à 19 h 30 pour le retour du travail. Pour cette troisième édition, V-Traffic dresse le bilan d’une année particulièrement chargée en événements tels que la journée sans voiture à Paris, les restrictions sur la circulation pour la COP21, les voies réservées sur l’A1 et l’A6, les conséquences des attentats de Paris sur les habitudes des Franciliens. Avec une densité de 1 000 habitants par kilomètre car, l’Ile-de-France reste la région la plus peuplée de France. Elle présente les routes les plus encombrées et comprend pas moins de neuf autoroutes ou voies rapides qui convergent directement vers le périphérique parisien (A1, A3, A4, A6a, A6b et A13) ou à proximité (A15, A14 et N118). De façon générale, les Franciliens utilisent autant la voiture que les transports en commun pour aller travailler. En se focalisant sur les travailleurs de banlieue allant au bureau sur Paris, le nombre d’automobilistes reste beaucoup plus important que celui des usagers des trains, métro et bus.

Périphérique parisien : l’un des plus embouteillés

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Évolution du trafic

Quant au périphérique parisien, il aura fallu près de treize ans – de 1960 à 1973 – pour boucler les 35 kilomètres de routes autour de la capitale. Le boulevard périphérique est aujourd’hui encore l’axe le plus emprunté d’Europe mais aussi l’un des plus embouteillés. Un axe particulièrement sensible, toujours difficile pendant les heures de pointe, où une simple voiture en panne peut provoquer plusieurs dizaines de kilomètres d’embouteillages. Le périphérique parisien, c’est 35,04 kilomètres de long, 156 bretelles, 6 échangeurs et 44 diffuseurs, 112 caméras, 166 bornes d’appel d’urgence, 208 stations de comptage, 150 capteurs de chaussée, 326 panneaux à message variable et un poste de régulation dédié et le PC Berlier.

L’année 2014 avait pourtant enregistré un beau chiffre : – 9,6 % de kilomètres d’embouteillages. Mais la recrudescence des difficultés sur les routes franciliennes en 2015 est bien là. Les experts V-Traffic ont observé une augmentation de 9,3 % en un an, faisant monter à 22 % le taux d’augmentation sur six ans (2010-2015). Nous revenons aux très mauvais chiffres de 2012 et 2013. Alors qu’il n’y a pas eu de grands travaux et que les conditions météorologiques ont été particulièrement clémentes en 2015, l’augmentation du cumul des kilomètres d’embouteillages en Ile-de-France, démontre que les causes du retour des difficultés ne sont pas forcément aléatoires et conditionnées aux intempéries comme aux programmes de rénovation des chaussées. Explications dans cette étude.
- Source : www.v-traffic.com

À retenir :
- En un an, le nombre de kilomètres d’embouteillages durant les heures de pointe a
augmenté de 9,3 %.
- Depuis 2010, ce sont + 22 % de difficultés observées sur le réseau francilien.
- La semaine post-attentats de novembre a enregistré le plus grand nombre de
kilomètres d’embouteillages avec + 69 % comparé à la moyenne annuelle.
- Jusqu’à 4 jours et 6 heures perdus par an dans les embouteillages, sur l’autoroute
A6, axe le plus difficile d’Ile-de-France. À titre d’exemple, cela équivaut à 3 semaines
de travail !
- Aux pics horaires, le boulevard périphérique est saturé à 56 %, équivalant à 20 kilomètres d’embouteillages sur les 35 kilomètres que composent la rocade parisienne.

Mots clefs associés à cet article : Mobilité durable, Embouteillages

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