Qualité de l’air en France : de gros progrès encore à faire !

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En application des dispositions de l’article L221-6 du Code de l’environnement, l’État doit publier chaque année un rapport portant sur la qualité de l’air en France, son évolution possible et ses effets sur la santé et l’environnement. En substance, ce qui résulte de l’étude 2014.

Important que cette étude soit annuelle.
Important que cette étude soit annuelle.

Le bilan de la qualité de l’air en France en 2014 a été établi par le Commissariat général au développement durable (CGDD) et la Direction générale de l’énergie et du climat (DGEC) du ministère de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie (Medde).
La pollution atmosphérique se caractérise par la présence dans l’air extérieur de gaz et de particules ayant des effets néfastes sur la santé humaine et/ou sur l’environnement. Ces substances proviennent de phénomènes naturels (éruptions volcaniques, décomposition de matières organiques, incendies de forêts, etc.) et/ou d’activités humaines (industries, transports, agriculture, chauffage résidentiel, etc.). Elles peuvent avoir des effets néfastes sur l’environnement, tels que l’acidification des eaux, des sols ou encore la baisse des rendements agricoles. De plus, ces substances ont des effets sur la santé qui peuvent aller d’affections bénignes (fatigue, nausées, irritation des yeux et de la peau) à des maladies graves (asthme, allergies), voire mortelles (cancers, maladies cardio-vasculaires).

En quoi cela consiste-t-il ?

Ce bilan présente les enjeux de la pollution atmosphérique, les acteurs français dans ce domaine et les moyens mis en œuvre pour suivre les concentrations de polluants dans l’air. Il dresse un panorama des principales mesures visant à lutter contre la pollution atmosphérique. Pour chacun des polluants réglementés par les directives 2008/50/CE et 2004/107/CE (voir encadré) sont présentés : les enjeux, l’évolution des émissions sur la période 2000-2014, l’évolution des concentrations sur la période 2000-2014 puis la situation en 2014 au regard des seuils réglementaires de concentrations. Enfin, ce bilan détaille les principaux épisodes de pollution survenus en 2014.

Peut mieux faire !

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Évolution de divers polluants.

Le dispositif français de surveillance réglementaire dispose d’un parc analytique important, avec près de 650 stations de mesure en 2014, principalement localisées en zones urbaines. L’implantation de ces stations est réalisée selon les préconisations réglementaires. Malgré un épisode de pollution d’ampleur nationale au caractère remarquable par son intensité, sa couverture géographique et sa durée, la qualité de l’air en France en 2014 s’améliore légèrement par rapport à 2013 :
– les concentrations moyennes annuelles baissent de 1 à 3 μg.m-3 selon le type de stations de mesure pour le NO2, les PM10 et les PM2,5 ;
– les concentrations moyennes annuelles en CO continuent de diminuer ;
– les concentrations annuelles en SO2 sont faibles et stables.
Les dépassements des seuils réglementaires pour la protection de la santé humaine sont moins fréquents :
– en 2014, 36 stations de mesure dépassent au moins un des deux seuils fixés pour le NO2, contre 39 en 2013. Ces stations se trouvent majoritairement dans des agglomérations de plus de 250 000 habitants et à proximité du trafic routier ;
– 5 stations de mesure ne respectent pas au moins un des deux seuils fixés pour les PM10 en 2014, contre 16 en 2013 ;
– pour l’O3, 26 stations de fond urbain dépassent le seuil de protection de la santé humaine en moyenne sur 2012-2014, contre 40 sur la période 2011-2013.

Des épisodes de pollution, plus ou moins nombreux selon les conditions météorologiques, surviennent chaque année en France et à des périodes différentes selon les polluants. L’année 2014 est marquée par l’absence d’épisode au NO2, ce qui est peu fréquent. Pour l’O3, deux événements d’ampleur limitée se déroulent respectivement en juin et en juillet. Concernant les PM10, la France connaît trois épisodes de pollution dont un au caractère exceptionnel en mars et deux autres, liés à des contributions d’origine naturelle, en mai et septembre. Comme les années passées, aucun épisode important au SO2 n’est constaté, les hausses de concentrations observées se limitant aux zones industrielles, et leurs durées n’excédant pas quelques heures.

Au-delà de l’état de la qualité de l’air en 2014, des évolutions sur plusieurs années sont visibles. Sur la période 2000-2014, les concentrations moyennes annuelles en SO2 ont diminué fortement. Celles en NO2 et en PM10 ont également baissé, mais plus modérément. Les concentrations en PM10 ont enregistré des variations interannuelles qui s’expliquent en partie par les conditions météorologiques. Des tendances se dégagent aussi pour le NO2 et les PM10 concernant le respect des seuils réglementaires pour la protection de la santé humaine.
Source : Service de l’observation et des statistiques du Ministère du développement durable.

Les polluants concernés sont :
– le dioxyde de soufre (SO2) ;
– les oxydes d’azote (NOx), dont le dioxyde d’azote (NO2) ;
– l’ozone (O3) ;
– les particules de diamètre inférieur à 10 μm (PM10) et de diamètre inférieur à 2,5 μm (PM2,5) ;
– le monoxyde de carbone (CO) ;
– le benzène (C6H6) ;
– des métaux : le plomb (Pb), l’arsenic (As), le cadmium (Cd), le nickel (Ni), le mercure (Hg) ;
– les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), principalement le benzo[a]pyrène (B[a]P).

Mots clefs associés à cet article : Particules, NOx, Pollution

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