Patrick Gourvennec (Mitsubishi) : « On va découvrir une nouvelle marque. »

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Plus d’un an après la prise de contrôle de Mitsubishi par l’alliance Renault-Nissan, Patrick Gourvennec, président de Mitsubishi Motors France, revient avec nous sur les évolutions qui attendent la marque dans l’Hexagone. La filiale française cherche notamment à renforcer sa présence auprès des entreprises.

Patrick Gourvennec, président de Mitsubishi Motors France.
Patrick Gourvennec, président de Mitsubishi Motors France.

« Mitsubishi entre aujourd’hui dans une période charnière entre un passé riche et un avenir forcément différent. » C’est par ces mots sans équivoque que Patrick Gourvennec, président de Mitsubishi Motors France, a introduit le point presse organisé par le constructeur en ce début d’année pour dresser la feuille de route 2018 de la marque en France. Arrivée dans l’Hexagone à la fin des années 1970, le constructeur aux diamants est assurément à un tournant de son histoire, que ce soit dans notre pays ou dans le reste du monde. La prise de participation majoritaire de Nissan dans son capital l’a en effet placé au sein d’une alliance qui ambitionne de vendre 14 millions de véhicules par an en 2022. En 2017, l’alliance Renault-Nissan aidée de son nouveau partenaire a d’ailleurs détrôné Volkswagen au rang de premier constructeur mondial avec 10,6 millions de véhicules vendus.

Bien qu’elle ne représente que 0,25 % des parts de marché de Mitsubishi au niveau mondial, la France reste un axe de développement pour le constructeur. « La marge de progression dans notre pays est importante », affirme Patrick Gourvennec. Les 4 500 immatriculations (dont 45 % d’utilitaires) sur 2017 laissent en effet une possibilité de croissance importante à Mitsubishi, notamment sur le secteur des flottes, très peu représenté dans les ventes de l’entreprise.

Une nouvelle marque bâtie sur quatre piliers

« Nous allons travailler cette année sur quatre piliers. Le premier c’est le produit. Notre fer de lance, l’Outlander PHEV [470 ventes en 2017], va être repositionné et fortement évoluer cette année. Nous pouvons compter également sur l’Eclipse Cross, dont la commercialisation commence. Notre pick-up L200 va lui aussi bénéficier d’une évolution produit et reste attractif face à ses concurrents », détaille le responsable.

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L’Outlander PHEV pourrait partager sa technologie hybride rechargeable avec celle des futurs modèles de l’Alliance.

Deuxième axe de travail du constructeur, l’image de marque bénéficiera notamment d’une communication adaptée. Troisième axe, Mitsubishi souhaite réorganiser son réseau et a nommé pour cela un nouveau directeur, Patrick Deschamps. « L’objectif est que chaque investisseur vende environ 300 voitures. C’est une masse qui permet de mobiliser les équipes commerciales », explique Patrick Gourvennec.

Enfin, le dernier pilier stratégique de Mitsubishi est le développement des immatriculations auprès des flottes. « Sur l’objectif de 9 000 ventes cette année, nous visons une part de 30 % aux entreprises. Nous allons retourner sur les ventes aux loueurs courte durée, mais aussi travailler sur notre offre LLD que nous proposons en marque blanche avec ALD », détaille le responsable. Pour atteindre ces objectifs, l’entreprise compte s’appuyer sur une nouvelle structure de vente aux entreprises, des produits au prix juste et une refonte digitale du parcours client.

« Beaucoup de perspectives s’ouvrent pour la marque dans les deux-trois ans à venir. En 2020, un ou deux modèles pourraient être produits dans les usines de l’Alliance. On va découvrir une nouvelle marque avec des racines qui sont bien ancrées », conclut le président.

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