Particules, des effets sur les fœtus sur au moins deux générations

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Des chercheurs ont montré chez l’animal que l’exposition maternelle chronique aux gaz d’échappement de moteur Diesel munis de filtre à particules, pendant la gestation, entraînait des effets délétères sur la croissance et le métabolisme des fœtus en première et deuxième génération.

Les particules fines, les plus insidieuses et dangereuses, restent à traiter.
Les particules fines, les plus insidieuses et dangereuses, restent à traiter.

Quels sont les effets sur les femmes enceintes et leurs fœtus des particules fines émises par les moteurs Diesel filtrés lors des pics de pollution ? Même si des résultats scientifiques montrent des corrélations entre l’exposition à des polluants atmosphériques et des anomalies cardiaques, ou une diminution du diamètre pariétal, ces réponses restent difficiles à isoler tant les individus sont exposés par des voies multiples à une soupe chimique.

Des chercheurs se sont ainsi associés pour développer un modèle animal qui leur permettrait de mieux cerner les conséquences de l’inhalation chronique par la mère, pendant la gestation, de gaz d’échappement de moteurs Diesel munis de filtre à particules. Les résultats sont clairs : effets délétères sur la croissance et le métabolisme des fœtus en première et deuxième génération. Des résultats publiés dans Particle & Fiber Toxicology.

Des nanoparticules dans le sang et le placenta

Grâce à la microscopie électronique, les chercheurs ont constaté la présence de nanoparticules provenant des gaz d’échappement de moteurs Diesel dans le placenta et dans le sang du fœtus. « Cela signifie que les nano passent à travers la barrière du placenta et vont dans le sang fœtal. On en a aussi trouvé dans le foie et la rate des fœtus pour l’instant », précise l’une des chercheurs.

Les chercheurs ont exposé des lapines à partir de trois jours de grossesse, cinq jours par semaine et à raison de deux heures par jour (en deux fois), à l’équivalent « de ce qu’une femme enceinte qui prend sa voiture et va à son travail en prenant le périphérique » respirerait en période de pic de pollution… Trois échographies plus tard, les lapereaux montrent des signes sans équivoque : le périmètre crânien est plus petit que la moyenne (comme chez fœtus humain exposé à des pollutions comparables), le tour de taille est « statistiquement limite », et les chercheurs observent une très importante réduction de la vascularisation du placenta, réduisant l’apport de nutriments au fœtus. « Le but n’est pas d’affoler les gens, mais quand il y a des pics de pollution il faut absolument penser à la femme enceinte », concluent les chercheurs.

Source : Le Journal de l’environnement

Mots clefs associés à cet article : Particules, Pollution

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