Nouvelle Mégane, le coup de maître de Renault

Publié le par

La nouvelle berline compacte de la marque au losange tutoie les sommets de sa catégorie en matière de comportement routier, de confort, d’insonorisation et de niveau d’équipement.

La Mégane reprend des éléments stylistiques de la Talisman, comme les feux de jour à LED.
La Mégane reprend des éléments stylistiques de la Talisman, comme les feux de jour à LED.

Renault a gardé le meilleur pour la fin. Pour son quatrième – et ultime – lancement de l’année 2015, la marque au losange s’est montrée particulièrement à son avantage. La montée en puissance observée tout d’abord sur l’Espace, puis le Kadjar et enfin la Talisman s’est confirmée, pour ne pas dire accélérée, avec la Mégane.

JPEG - 570.4 ko
Les feux arrière sont identiques à ceux de la Talisman.
Confronté à un segment C ultra concurrentiel emmené par des leaders d’envergure tels que la Peugeot 308 et la Volkswagen Golf, Renault se devait d’élever son niveau. Il fallait pour cela progresser sur le plan de la qualité, du confort, de la tenue de route, du niveau d’équipement ou encore de l’habitabilité. Sur tous ces points, la nouvelle Mégane fait assurément mieux que sa devancière. Mais fait-elle mieux que ses deux grandes rivales ? C’est ce que nous allons tenter de découvrir.

Esthétiquement, la Mégane pioche du côté de la Talisman. On retrouve les feux de jour avant à LED en forme de C et les feux arrière allumés en permanence qui s’étirent horizontalement jusqu’au losange central du hayon. La berline a également musclé sa silhouette sous l’impulsion du designer maison, Laurens van den Acker. Elle est à la fois plus longue (4,36 m, soit 11 centimètres de plus que la 308 et la Golf), plus large et plus basse que la précédente Mégane. Son empattement gagne lui aussi quelques centimètres. La patte du styliste se reconnaît également à la calandre ornée d’un losange imposant et à la ceinture de caisse très haute remontant sur la partie arrière du véhicule. La réduction de la surface vitrée confère une belle allure à l’auto mais pénalise en revanche le conducteur, dont le champ de vision arrière est particulièrement dégradé.

Plus d’habitabilité et de coffre

JPEG - 1.2 Mo
La planche de bord est bien présentée et épurée.
La croissance des mensurations profite logiquement à l’habitabilité. À l’avant comme à l’arrière, les passagers sont à leur aise. Renault annonce un espace aux genoux plus généreux de 20 millimètres aux places arrière. Le volume de coffre grimpe quant à lui à 434 litres, l’une des meilleures valeurs de la catégorie. Il est en revanche dommage que le seuil de chargement soit si haut et que l’accès soit si étroit.

JPEG - 1.6 Mo
L’écran vertical de 8,7 pouces est l’un des atouts de la Mégane.
Une fois à bord, on retrouve l’atmosphère soignée des dernières productions de la marque. Les ajustements et les matériaux sont de qualité. Seuls quelques plastiques durs font de la résistance en partie basse de l’habitacle. La Mégane fait néanmoins jeu égal avec ses grandes rivales sur les derniers points évoqués.

Renault réplique par ailleurs à Peugeot en matière d’écran tactile avec une offre de 8,7 pouces orientée verticalement. Un équipement hérité de l’Espace et de la Talisman. Ce bel écran est toutefois réservé aux plus fortunés puisqu’il n’est proposé que sur le haut de gamme Intens. Les entreprises optant pour la finition Business doivent se contenter d’un écran horizontal de 7 pouces. Ce dernier s’avère moins esthétique mais renferme les mêmes fonctions issues du système R-Link2, notamment la navigation avec cartographie Europe.

JPEG - 767.3 ko
Les clients professionnels doivent se contenter d’un écran de 7 pouces.
D’autres équipements de pointe font leur apparition sur la nouvelle Mégane. On pense entre autres à l’affichage tête haute, au régulateur de vitesse adaptatif, au détecteur d’angle mort, au système Multi-sense (choix de modes de conduite), à l’alerte de franchissement de ligne et au châssis 4Control (quatre roues directrices). La plupart sont hélas indisponibles sur la finition Business, même en option. Cette dernière n’est pas dépourvue pour autant. Le régulateur/limiteur de vitesse, les projecteurs antibrouillard, les aides au parking avant et arrière, la climatisation automatique bizone, l’allumage automatique des feux, le détecteur de pluie et les rétroviseurs réglables et rabattables électriquement sont de la partie.

Une seule rivale : la 308

JPEG - 1.9 Mo
L’affichage tête haute est au catalogue.
Si le choix de la finition ne fait guère de doute pour les entreprises, il n’en va pas de même pour celui des motorisations. Trois motorisations composent la gamme Business : l’Energy TCe 100, l’Energy dCi 90 et l’Energy dCi 110 associé au choix à une boîte manuelle ou à une boîte automatique à double embrayage et six rapports. Renault ouvre pour la première fois sa gamme réservée aux professionnels à l’essence. Une pratique étendue au reste de la gamme en ce début d’année 2016. L’Energy TCe 100 n’était pas disponible lors de notre essai. On peut seulement dire de lui qu’il émarge à 120 g/km de CO2, que sa consommation s’élève à 5,4 l/100 km et que son couple pointe à 175 Nm dès 1 500 tr/min.

JPEG - 1.8 Mo
La Mégane grandit et offre plus d’habitabilité.
Le moteur Diesel Energy dCi 90, annoncé à 95 g/km et 3,7 l/100 km, était également absent. Nous avons en revanche pu brièvement tester l’Energy dCi 110 BVM6 (95 g/km – 3,7 l/100 km) et plus longuement l’Energy dCi 130 BVM6 (103 g/km – 4 l/100 km) pour constater que la Mégane s’illustre par son niveau d’insonorisation et l’absence de vibrations dans l’habitacle, surtout avec l’Energy dCi 130. La concurrence ne fait pas mieux. Les deux moteurs affichent en prime de belles dispositions. Ils animent sans mal l’auto qui a été, il convient de le signaler, passablement allégée. Avec ses 1 205 kg en entrée de gamme elle se rapproche de la 308, qui fait figure de référence.

Mais la Mégane a surtout démontré de grandes qualités en conditions dynamiques. Que ce soit au niveau du confort, de la tenue de route, de l’amortissement ou de la direction, on frôle le sans-faute. Renault a trouvé l’équilibre quasi parfait. On peut donc affirmer sans détour que la Mégane sort du lot pratiquement à tous les niveaux. Seule la Peugeot 308 tient la comparaison. Les deux françaises sont de toute évidence ce qui se fait de mieux aujourd’hui en Europe, voire au-delà.

Une petite touche d’hybride en 2017

JPEG - 1.8 Mo
Le châssis 4Control est réservé à la version GT.
Renault ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. La marque au losange commercialisera courant 2017 une version hybride légère dotée du système 48 V. Ce dispositif, à l’étude depuis plusieurs années chez les équipementiers, sera couplé au moteur Energy dCi 110. Renault avance d’ores et déjà une homologation flatteuse de 76 g/km de CO2 et une consommation de 2,9 l/100 km.

Ce système, baptisé Hybrid Assist par le constructeur, n’a pas pour vocation de faire rouler le véhicule en tout électrique. Sa seule fonction est d’assister le moteur thermique dans ses phases de surconsommation, d’apporter par exemple plus de puissance au démarrage et lors des accélérations, grâce à un moteur électrique de 10 ou 15 kW alimenté en énergie par une batterie de 48 V localisée dans le coffre du véhicule. Cette dernière se recharge lors des phases décélération et de freinage. La Mégane inaugurera donc cet équipement appelé à être monté sur d’autres moteurs et surtout d’autres modèles de la marque dans la foulée.

Technique et finance

Renault Mégane Energy dCi 110 BVM6 Business

  • Prix TTC * : 25 800 €
  • Cylindrée : 1 461 cm3
  • Puissance Maxi : 110 ch à 4 000 tr/min
  • Couple Maxi : 260 Nm à 1 750 tr/min
  • Consommation (Mixte) : 3,7 l/100 km
  • Émissions de CO2 : 95 g/km
  • Classe : A
  • Couleur : Vert foncé
  • Bonus/Malus * : neutre
  • Carte grise (92) * : 285,01 €
  • TVS * : 230 €
  • Loi de roulage * : 38 mois/100 000 km
  • Loyer financier * : 330,73 €
  • Loyer global mensuel * : 510,13 €
  • PRK.ENTREPRISE * : 0,25 €
  • Coût kilométrique supplémentaire * : 0,05 €
  • Avantages en nature Sté/an * : 1 244,15 €
  • VR estimée (Montant et %) * : 54,48 %
  • TCO Après I.S * : 591,50 €
  • TCO période Après I.S * : 22 477 €

* Valeurs en vigueur au 22 janvier 2016

Mots clefs associés à cet article : Renault, Berline

Voir aussi :

Recherche
Guide Fiscal 2016

Le guide de la fiscalité des véhicules d’entreprises, édition 2016, est l’outil indispensable.

Guide Fiscal 2016
COMMANDER