Non, la vieille Europe n’est pas morte !

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Vive l'Europe !
Vive l'Europe !

Le second semestre 2014 restera difficile à digérer pour les acteurs du marché automobile français. Celui-ci n’a fait que prolonger la lente mais inexorable descente vers le degré zéro (+ 0,47 % à fin décembre). Seules les flottes auront surnagé (+ 4,16 %) et fonctionné comme la bouée de sauvetage du marché global (41 % de pénétration). La France fait ainsi partie, avec l’Italie, des pays à constructeurs nationaux dont la production de véhicules ne fait que baisser tandis que, tout au contraire, le Royaume-Uni et l’Espagne, deux pays exempts de constructeur national, ne cessent eux d’augmenter leur production de véhicules, faisant ainsi bénéficier les constructeurs implantés l’un d’une flexibilité du travail et d’une faiblesse de la livre sterling, l’autre d’un coût du travail inférieur (26 euros de l’heure en Espagne contre 45 en France).

Malgré ces destins croisés, l’Europe a connu une baisse de sa production d’automobiles de 25 % en l’espace de six ans. Et pourtant, si l’on s’en tient aux chiffres de la croissance, tout espoir est loin d’être perdu. Certes, la croissance mondiale est baissière (de 3 à 2,2 %). Elle devrait passer de 2,3 à 3,1 % aux États-Unis, de 0,7 à 1,2 % au Brésil pour chuter en Argentine (de – 1,3 à – 3,1 % en 2015), mollir en Chine (de 8 à 7 % en 2015) et se rétracter au Japon (de + 1,5 % en 2012 à 0,6 % en 2015)… Les exportateurs de brut sont victimes du contre-choc pétrolier (Moyen-Orient, Iran, Russie…).

Cela, ajouté aux sanctions à l’encontre de la Russie, va maintenir ce dernier pays en récession. Reste alors l’Europe, empêtrée dans son organisation, son fonctionnement, ses dissonances et le découplage ponctuel de son moteur franco-allemand mais qui cahin-caha est passée de – 0,6 % de croissance en 2012 à + 0,4 % en 2013, puis + 0,9 % en 2014 et le chiffre de + 1 % est attendu pour 2015 et encore plus en 2016… La bonne vieille Europe n’est donc pas enterrée, loin de là, mais à condition que l’on s’y mette tous, sans attendre que la relance vienne d’un improbable ailleurs. Et ce d’autant plus que la baisse temporaire du baril de brut ajoutée à la baisse de l’euro pousse dans le bon sens. Bref, nous sommes condamnés à réussir ensemble : France, Allemagne, Italie, Espagne, Royaume-Uni… réunis. Et c’est tant mieux : « La zone euro ou encore l’Euroland devrait renouer avec une croissance durable… À la condition de patienter jusqu’en 2016 !  »

Mots clefs associés à cet article : Union européenne

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