Motards et scootéristes, la difficile cohabitation !

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Les conducteurs de deux-roues motorisés partagent un sentiment croissant d’insécurité sur la route. Vulnérables, ils prennent néanmoins des risques réels sur la vitesse, l’usage du téléphone ainsi que sur la consommation d’alcool et de cannabis. Malgré tout, les motards et les scootéristes présentent des différences notables de comportements.

Un sentiment croissant d’insécurité

66 % des conducteurs de 2RM déclarent se sentir moins en sécurité qu’il y a dix ans, une perception plus marquée que chez les automobilistes (48 %). Dans le même temps, ils sont près de la moitié à considérer qu’ils présentent eux-mêmes la conduite la plus dangereuse parmi les usagers de la route, alors que c’est le cas pour 31 % des automobilistes. Les motards n’hésitent pas à stigmatiser les conducteurs de scooters : 45 % d’entre eux considèrent que ce sont les scooters les plus dangereux. Pour leur part, les scootéristes pensent majoritairement (51 %) que ce sont les automobilistes.
En 2013, selon l’ONISR, les conducteurs de 2RM représentent 2 % du trafic routier et 25 % des tués sur la route :
- 23 % des conducteurs de 2RM reconnaissent qu’il leur arrive de téléphoner en conduisant. Une dangereuse source d’inattention, aggravée par le fait que 23 % d’entre eux ne se servent pas de kit mains libres.
- Les conducteurs de scooters, font encore moins bien que les motards : 38 % téléphonent en conduisant contre 18 % pour les motards, et 37 % n’utilisent pas leur kit mains libres (contre 14 % pour les motards). En outre, les scootéristes sont plus nombreux également à envoyer ou à lire des SMS (28 % contre 6 % pour les motards). À noter que les conducteurs de 2RM restent néanmoins plus vertueux que les automobilistes sur l’usage du téléphone en conduisant (23 % contre 34 %).
- Alcool, cannabis, vitesse, feu orange… entre lucidité et transgression. Les conducteurs de 2RM ont une perception claire des dangers liés à certains comportements. Ainsi, 93 % estiment dangereux de conduire après avoir consommé 4-5 verres d’alcool, et ce taux monte à 94 % s’il s’agit de cannabis. Pour autant, 15 % déclarent prendre la route après avoir bu 4 ou 5 verres d’alcool. La consommation de cannabis avant de conduire est deux fois plus importante chez les conducteurs de scooters (15 %) que chez les motards (7 %).

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- 57 % des conducteurs de 2RM reconnaissent rouler à 65 km/h en ville (59 % des motards vs 50 % des scootéristes), et ils sont 41 % à déclarer qu’il leur arrive de rouler à 160/170 km/h sur autoroute (46 % des motards contre 27 % des scootéristes). Sur dix ans, on constate cependant que les pratiques se sont améliorées sur le front de la vitesse. Ils étaient 73 % à rouler à 65 km/h en ville en 2004, ils ne sont plus que 57 % en 2014, soit une baisse de 16 points. Sur autoroute, ils étaient 62 % à rouler à 160/170 km/h en 2004, ils ne sont plus que 41 % cette année, soit une baisse de 21 points.
- Par ailleurs, 58 % des conducteurs de 2RM déclarent franchir le feu orange. Le non-respect du feu orange a augmenté de 9 points depuis 2004. Ce taux reste pourtant beaucoup moins élevé que chez les automobilistes, qui sont 72 % à reconnaître qu’il leur arrive de ne pas s’arrêter à un feu orange.

Équipement : peut mieux faire !

- 37 % des motards avouent conduire sans être convenablement équipés, un taux qui atteint 66 % chez les scootéristes. Les gants restent l’équipement de base utilisé le plus systématiquement. Pourtant, encore 6 % des motards déclarent rouler sans gants ainsi que 20 % des conducteurs de scooters, soit 1 scootériste sur 5. Pour le blouson avec protections : 11 % des motards et 46 % scootéristes ne l’utilisent pas. Enfin 36 % des motards et 68 % des scootéristes déclarent ne pas utiliser systématiquement des bottes de moto. Si la marge de progrès reste importante, on constate toutefois une amélioration globale depuis dix ans du taux d’équipement.
Si l’on s’intéresse maintenant aux actions visant à améliorer leur propre sécurité, les conducteurs de 2RM considèrent qu’il faut avant tout : mieux prendre en compte leur sécurité dans l’aménagement urbain (68 %), favoriser un meilleur équipement des conducteurs (39 %), légaliser la circulation entre les files (36 %) et développer la sécurité active et passive des véhicules (34 %). Ils voient en revanche moins l’intérêt de renforcer leur formation (33 %) ou d’améliorer leur visibilité via un éclairage dédié (27 %).

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