Mondial Assistance : les 10 tendances de la mobilité

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Tourisme, travail, habitat, automobile… Mondial Assistance explore les nouveaux usages de la mobilité des citoyens du monde.

Le XXIe siècle nous invite à inventer notre mobilité en alternant réalité et virtualité pour découvrir, travailler, échanger et même voyager… sans bouger. Partager une voiture publique, louer un appartement à un particulier pour un week-end… Tous ces services inconnus hier sont devenus courants aujourd’hui grâce aux données numériques et aux nouvelles technologies.

Mondial Assistance, à travers son observatoire, cherche à détecter les signaux dans le monde entier afin d’anticiper les usages et d’inventer les services de demain. « Notre observatoire pointe des fondamentaux communs aux nouvelles formes de mobilité, à savoir la recherche d’émotions, de services à la fois personnalisés et tournés vers les autres. Dans les faits, propulsée par la digitalisation, l’économie du partage permet d’envisager des façons innovantes de concevoir sa mobilité. Pour fonctionner de manière efficace et sécurisée, ces modèles collaboratifs ont besoin plus que jamais d’un tiers de confiance » déclare Pascal Fanton, directeur des opérations de Mondial Assistance.

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Mondial Assistance a ainsi identifié aux quatre coins du monde de nombreuses innovations liées à la mobilité. La convergence de ces dernières a permis de cerner des tendances qui, dans un futur proche, devraient changer bouleverser nos vies et faire évoluer les métiers de Mondial Assistance. C’est ainsi que, demain, après-demain peut-être, « Nous emporterons notre chambre à coucher dans une valise. »

Nouvelles tendances de la mobilité

Le smart home ou la vie modulaire : bien que les villes s’agrandissent et s’étirent en tous sens, l’espace manque de plus en plus. Exemple suisse : Hotello est une chambre d’hôtel de 4 m2 contenant tout le nécessaire (un lit, un bureau, un placard et une lampe) pour travailler et se reposer où que l’on soit. Sa particularité : l’ensemble de ces éléments est contenu dans une mallette de petite dimension. Le travailleur-voyageur peut la monter facilement n’importe où. Il lui suffit d’entourer sa chambre d’un rideau supporté par une structure métallique.

La mobilité dans les smart cities : en devenant toujours plus intelligentes, les villes de demain enrichissent les expériences de mobilité, tout en les rendant plus aisées et fluides. La smart city c’est aussi et surtout un gigantesque algorithme de calcul qui permet d’optimiser les transports selon différents paramètres. Exemple aux États-Unis : Bridj, la société de bus basée à Boston, a lancé un concept pratique et innovant de bus tout confort, qui détermine leurs trajets et horaires de passage à partir d’algorithmes qui croisent les données de l’endroit où vivent et travaillent les passagers.

La mobilité affinitaire : les nomades du XIXe siècle partagent tout, et cela même le temps d’un voyage. Sont mis à disposition du temps, des espaces et des moyens de transport. Exemple en France : Weeleo, entreprise française, propose d’échanger des devises entre particuliers, au taux du jour et sans aucune taxe.

Travailler là, ici et autrement : ville modulaire, flexibilité des espaces, technologies digitales et techniques de téléprésence : tous ces facteurs conjugués ont bouleversé le monde du travail et la façon dont on envisage “ le bureau ”, qui perd ses murs au profit d’une mobilité permanente du collaborateur. Exemple au Royaume-Uni :constatant que l’espace de travail diminuait d’année en année et que la flexibilité géographique devenait une priorité pour la jeune génération de travailleurs, le designer écossais Tyrone Stoddart a imaginé BOXED, un bureau qui tient dans une valise.

Le space sharing : ou comment partager les espaces vides et les mettre à profit. Uutiliser pleinement toutes les structures ou allouer à certains espaces de nouvelles fonctions est une évolution logique et naturelle de la consommation collaborative. Cette forme de modularité réemploie l’existant. Exemple en France : « My home is your office ». Ce slogan, c’est celui d’Office Riders, une plate-forme créée par de jeunes entrepreneurs français partant du principe qu’un appartement inoccupé pendant la journée ferait un parfait bureau. Ce concept offre un gain de place, un confort des lieux pour le travailleur, ainsi qu’une aide au paiement du loyer pour le propriétaire.

Le tourisme extrême : pour ceux qui ont tout – ou pour ceux qui aspirent à l’avoir -, vivre une expérience de mobilité n’est pas suffisant : il faut plus. Il faut de l’inédit, de l’aventure unique à raconter, un voyage inoubliable parce que dangereux, extrême voire interdit. Exemple en Afrique-du-Sud : de nombreux luxueux clients recherchent l’authenticité, la quête de pauvreté et des sensations fortes. En Afrique-du-Sud, la chaîne hôtelière de luxe Emoya Hotel propose une “ expérience bidonville ” à ses clients.

La mobilité “expérientielle” : pour réduire les désagréments de ce que certains considèrent comme du temps perdu – le temps de déplacement –, certains opérateurs se plient en quatre pour imaginer des mobilités expérientielles et distrayantes. Le temps de mobilité s’accompagne désormais d’une nouvelle exigence : celle de vivre une expérience. Exemple en France : Airbus, explore la possibilité, à travers un dépôt de brevet, d’équiper les passagers de casques de réalité virtuelle pour leur faire oublier qu’ils se trouvent à l’intérieur d’un avion. D’après le texte du brevet soumis aux autorités américaines, cette solution technique permettrait de traiter deux problèmes : l’ennui éprouvé par les passagers lors de longs vols et le stress pouvant aller jusqu’à une peur phobique.

Le mood tracking : bouger selon son humeur est une tendance née avec l’explosion du digital. Elle fait référence aux nombreux outils de gestion et d’enregistrement de son humeur, qui permettent à chacun d’obtenir des recommandations de consommation parfaitement adaptées. Exemple en Suisse avec la détection des émotions des conducteurs : l’École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL), en partenariat avec le constructeur automobile PSA Peugeot Citroën, a mis au point un système de détection des émotions des conducteurs. Un algorithme analyse les traits du visage du conducteur et détermine son état émotionnel. À la suite de quoi la voiture lui conseille, à titre de prévention, le comportement à adapter.

Le civisme de la mobilité : Plus de mobilité, c’est plus de conscience de l’autre et de son environnement. Occuper l’espace plutôt que le traverser le plus vite possible, prendre en compte les personnes, les lieux, la vie locale, c’est comprendre les différences qui nous éloignent et les points communs qui nous réunissent, jusqu’à créer une forme de civisme de la mobilité. Exemple aux Pays-Bas : à Amsterdam, des panneaux pour inciter à limiter la vitesse ont été installés dans des rues sensibles. Chaque fois qu’un automobiliste roule en dessous de 30 km/h, la mairie redistribue 3 centimes à une association pour financer des projets locaux.

Les mobilités virtuelles : avec l’avènement des technologies de téléprésence, il est désormais possible d’être ici où là sans y être vraiment. Grâce au simple véhicule technologique, on se déplace peut-être moins, mais ce sont surtout les raisons de la mobilité qui évoluent. Il s’agit d’une nouvelle forme de mobilité virtuelle 100 % digitale qui permet une forme d’ubiquité.
Exemple en Australie : l’office de tourisme de Melbourne a proposé aux internautes de visiter la ville à l’aide de deux touristes munis de caméras. Leurs pérégrinations étaient diffusées en live, et les internautes pouvaient influer sur leur parcours et proposer les activités de leur choix, pour visiter la ville à distance.

Pour en savoir plus : http://www.tendancesmobilite.fr/

Mots clefs associés à cet article : Mobilité durable

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